Plus

    Derniers articles

    L’art solitaire : un des­si­na­teur aux multiples casquettes

    Tintin, Astérix ou encore Lucky Luke, des personnages qui...

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux...

    Menstruations et sport de haut niveau : les cham­pionnes lèvent le tabou

    Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina se sont achevés...

    Inondations en Bretagne : des crues sans précédent

    En ce début d’année 2025, la Loire-​Atlantique, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan ont subi d’importantes inon­da­tions. Placés en vigilance rouge jusqu’au 1er février, ces trois dépar­te­ments sont toujours en alerte jaune.

    Après le passage des tempêtes Herminia, Eowyn et Ivo, des crues his­to­riques ont été observées en Bretagne. Dans la commune de Guémené-​Penfao (Loire-​Atlantique), Météo France enre­gis­trait le 30 janvier dernier une plu­vio­mé­trie de 226 mil­li­mètres en quatre jours, soit l’équivalent d’un mois de pluie en temps normal. Richard Hervé, conseiller municipal confirme : « on n’a jamais eu autant d’eau à Guémené ». Sur les 5500 habitants de la commune, une cin­quan­taine a dû être évacuée. Les Guémenéens comptent alors sur la soli­da­rité entre riverains. Le camping municipal a notamment proposé son aide aux sinistrés.

    La Bretagne : un ter­ri­toire vulnérable

    Il faut dire que le ter­ri­toire breton est par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­rable, puisque traversé de rivières, de marais et de canaux. C’est notamment le cas de la commune de Guémené-​Penfao qui est arrosée à la fois par la Vilaine au nord et par le Don au sud. En outre, Lucas Thénard, enseignant-​chercheur spé­cia­liste en hydro­mor­pho­lo­gie et risques naturels ajoute qu’en Bretagne, « les sols sont peu per­méables et très minces ». Ainsi, ils saturent très vite, ce qui accroît le risque d’inondations.

    Réintégrer les dyna­miques naturelles

    Lucas Thénard, enseignant-​chercheur spé­cia­liste en hydro­mor­pho­lo­gie et risques naturels, évoque pour nous le phénomène d’inondations.

    Lucas Thénard ©Marie Cocaud

    Est-​ce que le phénomène d’inondations est plus fréquent qu’avant ?

    C’est le risque naturel le plus fréquent dans le monde : entre 60 et 75 % des évé­ne­ments recensés relèvent d’une inon­da­tion. Les choses évoluent, à l’évidence, mais en réalité, c’est la vul­né­ra­bi­lité des popu­la­tions qui s’est accentuée puisque leur degré d’exposition a augmenté. La crois­sance démo­gra­phique s’est accom­pa­gnée d’une urba­ni­sa­tion, souvent à proximité des cours d’eau, qui ont une insta­bi­lité chronique et normale. On a urbanisé des zones qu’on savait inon­dables. 

    Ces inon­da­tions sont-​elles liées au chan­ge­ment climatique ?

    Il est trop tôt pour savoir si elles consti­tuent des effets du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. On a peu de recul et la vitesse du réchauf­fe­ment cli­ma­tique nous laisse beaucoup d’incertitudes. Ce qui est sûr, c’est que le réchauf­fe­ment cli­ma­tique induit de plus en plus d’extrêmes, en termes de tem­pé­ra­tures, de séche­resses, mais aussi de charges d’eau. L’atmosphère est plus chaude et moins dense. Elle peut donc contenir plus de vapeur d’eau qui peut pos­si­ble­ment se décharger. Les anomalies chaudes dans les bassins océa­niques vont être amenées à s’accentuer dans le futur. On devrait voir de plus en plus d’années extrêmes en termes d’absences ou d’excès de pré­ci­pi­ta­tions, aug­men­tant la pro­ba­bi­lité que des évé­ne­ments dom­ma­geables plus intenses sur­viennent. 

    Existe-​t-​il des solutions pour atténuer ces risques à l’avenir ?

    Pour faire simple, il faut réin­té­grer les dyna­miques natu­relles dans notre manière d’habiter le monde. En matière d’aménagement, il faut laisser les cours d’eau s’étendre sans mettre en danger les popu­la­tions. Il est très fréquent qu’on accentue des problèmes globaux en réglant des problèmes locaux, et inver­se­ment. Je pense que les acteurs publics ne sont pas les seuls à pouvoir agir. Des acteurs privés comme les assureurs pour­raient influer sur ces mutations. Aujourd’hui, on est encore dans une logique de recons­truc­tion à l’identique. Or, on pourrait flécher les fonds alloués pour recons­truire à une inci­ta­tion à s’implanter dans une zone moins à risque. Les tarifs des contrats pour­raient être revus à la baisse en ce sens. La vul­né­ra­bi­lité des personnes dimi­nue­rait, et sur le long terme, le coût des évé­ne­ments serait moins élevé.

    L’insécurité routière, un phénomène en hausse qui inquiète les Lillois

    À Lille, la mort tragique du jeune Mathis, fauché...

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux...

    À Lille, des com­mer­çants qui souffrent et des clients de plus en plus rares

    Depuis début 2026, de nombreux commerces lillois ont fermé...

    Contrepoint n°43

    Un peu, beaucoup, pas­sion­né­ment… ce que disent les roses

    Toutes les roses ne murmurent pas "je t’aime" de la même manière. Depuis des siècles, elle règne sans partage sur le royaume des fleurs....

    Les agri­cul­teurs bio à l’honneur, place du Théâtre

    Ce week-end, de nombreux rassemblements ont eu lieu en France pour protester contre les (désormais deux) versions de la loi Duplomb. Les marches de...

    Adieu la voiture sur la Grand’ Place

    Depuis le 12 janvier, la place du Général de Gaulle de Lille et ses environs sont devenus totalement piétons. Une interdiction de la voiture...