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    O’Tera : l’exemple à suivre pour une meilleure rému­né­ra­tion des producteurs ?

    O’Tera, installé dans le quartier de Wazemmes à Lille, se distingue par son enga­ge­ment en faveur du circuit court. Le magasin de proximité travaille direc­te­ment avec des pro­duc­teurs locaux, garan­tis­sant une juste rému­né­ra­tion et des prix équi­tables pour les clients.

    « Un marché super plutôt d’un super­mar­ché » : a seulement 23 ans, Louis Agache incarne l’esprit jeune et dynamique qui anime O’Tera, un magasin de proximité situé dans le quartier de Wazemmes à Lille. Depuis deux ans, il est le gérant et sous sa direction, la boutique s’est imposée comme un acteur incon­tour­nable de la scène locale, spé­cia­li­sée dans le circuit court et les produits frais.

    Chez O’Tera, le circuit court est une véritable phi­lo­so­phie, qui pri­vi­lé­gie la proximité entre le pro­duc­teur et le consom­ma­teur. « Un produit est considéré comme circuit court dès lors qu’il est livré par l’in­ter­mé­diaire d’une seule personne, voire zéro », explique Louis. « Nous tra­vaillons direc­te­ment avec des pro­duc­teurs locaux, sans passer par une centrale d’achat classique. Cela garantit non seulement la fraîcheur des produits, mais aussi une juste rému­né­ra­tion pour les pro­duc­teurs », ajoute-​t-​il avec conviction.

    Cette approche engagée se traduit par des relations pri­vi­lé­giées avec les pro­duc­teurs de la région. « Le pro­duc­teur se déplace en magasin », précise Louis. « Cela nous permet de maintenir des liens étroits avec nos par­te­naires et de pro­mou­voir une économie locale et res­pon­sable », ajoute-t-il.

    Pourtant, cette démarche ne se limite pas aux fron­tières des Hauts-​de-​France. O’Tera s’ap­pro­vi­sionne également en France pour certains produits introu­vables loca­le­ment. Un seul bémol noircit ce commerce utopique : les fruits exotiques, tels que la mangue, l’ananas et le fruit de la passion, viennent en bateau. O’Tera tente « d’être vertueux en inter­di­sant les trans­ports aériens », souligne Louis.

    Bonne nouvelle pour le porte-monnaie

    Ce qui distingue vraiment O’Tera de la grande dis­tri­bu­tion, c’est son enga­ge­ment en faveur d’une répar­ti­tion équitable des revenus. « Chez Otera, 70 % du prix doit revenir au pro­duc­teur », déclare fièrement le gérant. « C’est largement au-​dessus des modèles de la grande dis­tri­bu­tion, où souvent moins de 40 % du prix final revient au pro­duc­teur », ajoute-t-il.

    Cette approche trans­pa­rente et solidaire se répercute sur les clients, qui béné­fi­cient de produits de qualité à des prix justes. « Même si le pro­duc­teur fixe son prix, il a tout intérêt à ce qu’il soit au plus bas pour préserver ses ventes et garder ses par­te­na­riats », explique Louis. Cela se traduit par des prix bas en adé­qua­tion avec le marché actuel.

    Avec huit magasins autour de Lille et trois nouveaux magasins ouverts en France en fin d’année 2023, à Brest, Mérignac et Fréjus, O’Tera poursuit son expansion tout en restant fidèle à ses valeurs. « Nous sommes bien implantés dans la région lilloise, mais nous avons également des projets d’ou­ver­ture à Nice cette année », révèle Louis, confiant en l’avenir de son entreprise.

    O’Tera incarne une nouvelle vision du commerce de proximité, alliant qualité, enga­ge­ment social et respect de l’en­vi­ron­ne­ment. Grâce à des pratiques com­mer­ciales éthiques et res­pon­sables, Louis Agache et son équipe démontrent qu’il est possible de faire du commerce autrement, en plaçant l’humain et la planète au cœur de leurs préoccupations.

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