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    Un bouquet de chry­san­thèmes pour le PS

    La nuit est tombée sur le ciel de Lille. Dans la grande salle, telle une cathé­drale, ils étaient venus des quatre coins de la France pour rendre hommage à la vieille dame, mourante. Ils ont oublié leurs diver­gences, leurs querelles, leurs rivalités pour dire un dernier au revoir à celle qui a été plus qu’une mère : le parti socialiste. 

    Les prin­ci­pales forces de la Nupes avaient pris part au congrès du parti socia­liste au palais Saint-​Sauveur de Lille. 

    Le socia­liste lillois est un être mys­té­rieux. Secret. Insaisissable. Le parti à la rose vit pourtant des heures cruciales. Ce jeudi, les militants PS étaient appelés à dépar­ta­ger trois textes d’orientation et deux candidats à la tête du parti. 

    Nicolas Mayer-​Rossignol contre Olivier Faure

    Deux pré­ten­dants au trône de ce qui fut le premier parti de France, avant de passer sous la barre des 5% aux élections pré­si­den­tielles. Les deux fils reven­di­quaient l’héritage de Jean Jaurès et de François Hollande, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol. 

    Les militants avaient voté, les résultats étaient serrés. Presque 51% de ce qu’il reste des sym­pa­thi­sants du PS avaient choisi le nom de Faure pour les repré­sen­ter. Mais Mayer Rossignol chantait lui-​aussi la victoire. 

    La rose du PS perd ses pétales. @J.Klein/Unslpash

    La ville de Martine Aubry s’est alors faite juge du conflit. Sous l’œil hagard du beffroi de la mairie, Olivier Faure s’est vu remettre la couronne de lauriers, qui avait plus des allures de bouquet de chrysanthèmes. 

    Voter pour rester dans la NUPES

    Une autre question d’ampleur était sur l’autel du PS. Le maintien, ou non, des socia­listes dans l’union de la gauche. Des cadors du parti rose avaient leurs opinions, comme Patrick Kanner qui estimait que l’accord de la Nupes était trop dés­équi­li­bré mais que le PS était trop en mauvaise santé pour se passer de la perfusion mélen­cho­niste. Même son de cloche chez Roger Vicot, député du Nord, ou chez Martine Filleul, la deuxième sénatrice du Nord. Le PS restera donc bien avec ses cousins de la France insoumise et des Verts sur les bancs des deux hémicycles.

    Une grande voix du parti s’est faite muette jeudi dernier. Martine Aubry ne s’est pas exprimée, laissant les cloches du beffroi sonner le glas de la rose.

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