Au Tripostal une expo réalise nos rêves

Avec l’exposition « Au bout de mes rêves », lille3000 relance ses grandes expo­si­tions d’art contem­po­rain dans l’emblématique Tripostal initiées en 2007 avec la François Pinault Foundation. La nouvelle expo­si­tion abrite 70 œuvres de la Vanhaerents Art Collection qui invite à une réflexion sur le monde qui nous entoure.

Après avoir passé l’étoile en néon de Mark Handforth, et un entre­mê­le­ment de nuages englobés par les skylines de New York et Lille, réalisé par Tomás Saraceno, on entre dans le cœur de l’univers imaginé par Walter Vanhaerents, col­lec­tion­neur bruxel­lois et Caroline David, com­mis­saire de l’exposition. De Lille à Tokyo en passant par l’Afrique du Sud, et les États-​Unis, la col­lec­tion de la Famille Vanhaerents prend vie.

Le rêve du Tripostal

Walter Vanhaerents rêvait d’exposer au Tripostal depuis sa rencontre avec Martine Aubry à Venise en 2015. Le pro­prié­taire d’entreprise en BTP débute sa col­lec­tion d’art contem­po­rain dans les années 1970. En 2007, il réha­bi­lite un bâtiment de Bruxelles pour entre­po­ser sa col­lec­tion. « Une fois par mois, il ouvre les portes de cet entrepôt gigan­tesque aux visiteurs et rend ainsi acces­sible sa col­lec­tion d’art », explique Axelle Foulon, chargée des relations presse à lille3000. « Au bout de mes rêves » est la première expo­si­tion entiè­re­ment réalisée avec les œuvres de la col­lec­tion des Vanhaerents.

L’étoile en néon réalisée par Mark Handforth accueille les visiteurs au Tripostal. © Marie Baranger.

Un chaos engagé et interactif

Avant-​gardiste, cette col­lec­tion incarne la réalité contem­po­raine. Dans cette veine, l’exposition mélange les textures et les messages. Iván Navarro, avec ses trompe‑l’œil, ques­tionne nos per­cep­tions du capi­ta­lisme. Les peintures à l’huile fraî­che­ment sorties des ateliers, réalisées par des artistes noirs, respirent les luttes anti­ra­cistes. Mariko Mori, avec son œuvre Oneness, une ronde de six aliens, invite les visiteurs à s’agenouiller et à placer sa main sur le cœur des per­son­nages. Leurs yeux s’illuminent et les cœurs se mettent à battre. « Ça rend l’expérience de la visite plus acces­sible et attire les plus jeunes », ajoute Axelle Foulon. La visite se termine avec un spectacle visuel grandiose : six géants en miroir de l’artiste canadien David Altmejd. L’émerveillement est au rendez-vous.

« Au bout de mes rêves » du 6 octobre 2023 au 14 janvier 2024 au Tripostal.

Yinka Shonibare : femme sans tête portant une robe vic­to­rienne faite de tissu tra­di­tion­nel nigérien. © Marie Baranger.

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