Plus

    Derniers articles

    La CME accom­pagne les pêcheurs face aux vents contraires

    La Coopérative maritime étaploise (CME) joue un rôle essentiel...

    Lille : 18 mois de prison ferme pour trafic de drogue

    Devant le tribunal judiciaire de Lille, un couple a...

    Le calvaire turc de Paul Bernardoni : “à un moment donné, j’ai dit stop”

    Cet été, le gardien de but français Paul Bernardoni...

    Qu’est-ce que l’auriculothérapie, cette méthode qui permet d’arrêter de fumer grâce au laser ?

    Et si l’oreille pouvait devenir notre meilleure alliée pour arrêter de fumer ? De plus en plus de personnes se tournent vers l’auriculothérapie, une technique douce qui agit sur les points réflexes du pavillon de l’oreille pour rééqui­li­brer le corps et l’esprit. Spécialisée dans le sevrage tabagique, Clémence, pra­ti­cienne installée à Paris, accom­pagne depuis plusieurs années des fumeurs décidés à tourner la page de la cigarette.

    Une méthode naturelle qui parle au cerveau

    « L’oreille est une véritable carte du corps humain », explique Clémence. « Chaque point cor­res­pond à un organe, une émotion, une fonction. En les stimulant avec des aiguilles ou du laser, on agit direc­te­ment sur le système nerveux et les zones du cerveau liées à la dépen­dance. »

    Clémence est pra­ti­cienne d’auriculothérapie. © Lasena

    L’auriculothérapie s’inspire de l’acupuncture, mais elle se concentre uni­que­ment sur l’oreille. Elle a été déve­lop­pée dans les années 1950 par le docteur Paul Nogier, un médecin lyonnais, avant d’être reconnue par l’Organisation mondiale de la santé.

    Pour Clémence, l’arrêt du tabac n’est pas une question de volonté : « La dépen­dance physique est très réelle. La nicotine stimule la pro­duc­tion de dopamine et de cortisol, deux hormones du plaisir et de l’énergie. Quand on arrête de fumer, le taux de cortisol chute, ce qui entraîne irri­ta­bi­lité, anxiété et fatigue. L’auriculothérapie aide à rétablir cet équilibre hormonal, tout en apaisant les tensions nerveuses. »

    Un accom­pa­gne­ment global

    C’est pré­ci­sé­ment ce qui a convaincu Caroline, 50 ans, de franchir la porte du cabinet. « Je fumais depuis mes 18 ans, environ une cigarette toutes les heures. J’avais déjà essayé les patchs, la vape, l’hypnose… Rien ne fonc­tion­nait sur moi. » Sur les conseils d’une amie, elle consulte Clémence.

    Caroline, ancienne fumeuse a arrêté grâce à l’auriculothérapie. © Léa Mosco

    « Elle m’a posé pleins de questions pour com­prendre pourquoi je fumais, ce que cela faisait sur mon corps, sur mes pensées, pendant au moins 30 minutes Une fois qu’elle a déterminé d’où venait l’addiction, elle a utilisé le laser à des endroits très précis de l’oreille. J’ai senti un relâ­che­ment. Mes envies de fumer ont diminué rapi­de­ment. Aujourd’hui cela fait trois mois que j’ai arrêté et je n’ai plus envie d’y toucher. »

    Caroline confie qu’elle s’attendait à vivre un sevrage difficile. « J’avais peur de grossir, d’être nerveuse, mais au contraire, je suis plus calme. J’ai retrouvé un vrai sommeil et une sensation de légèreté. » Clémence insiste : « L’auriculothérapie ne fait pas tout. C’est une aide précieuse, mais elle s’inscrit dans un accom­pa­gne­ment global, avec écoute, moti­va­tion et parfois quelques ajus­te­ments de mode de vie. »

    Les résultats varient selon les personnes, mais la pra­ti­cienne observe que « la plupart des patients réduisent fortement ou arrêtent com­plè­te­ment la cigarette dès la première séance. »

    Une séance de laser coûte 180 euros. Elle est garantie 12 mois avec deux séances gratuites en cas de rechute dans une limite de 12 mois.

    Voyager en 2026 : comment les étudiants redé­fi­nissent leurs vacances

    Voyager quand on est étudiant, ce n’est pas cocher...

    Noël au travail : les invi­sibles de la fête

    Pendant que la plupart des Français célèbrent Noël, une...

    Noël autour du globe : focus sur la Finlande, le Mexique et le Canada

    Avant le réveillon de Noël : aux quatre coins...

    Contrepoint n°42

    Voyager en 2026 : comment les étudiants redé­fi­nissent leurs vacances

    Voyager quand on est étudiant, ce n’est pas cocher une liste de destinations. C’est souvent une envie  de voir ailleurs, un besoin de rupture...

    Noël au travail : les invi­sibles de la fête

    Pendant que la plupart des Français célèbrent Noël, une partie d'entre eux continue de faire tourner hôpitaux, restaurants ou transports publics, assurant le service...

    Seul au pied du sapin… comme 10,9 millions de personnes en France

    10,9 millions: ce n’est pas le nombre de cadeaux offerts ou de sapins achetés. 10,9 millions c’est nombre de personnes qui passent les fêtes...