Dimanche soir, le Levi’s Stadium de Santa Clara a vibré au rythme de la 60e édition du Super Bowl. Sur le terrain, les Seattle Seahawks ont largement dominé les New England Patriots (29−13). En dehors du terrain, c’est le show de la mi-temps qui a fait réagir. Bad Bunny, en tête d’affiche, a voulu rendre hommage à l’Amérique à travers une performance engagée, loin de séduire tout le monde. Donald Trump en tête.
Comme chaque année, le Super Bowl a largement dépassé le cadre sportif pour s’imposer comme un événement mondial aux retombées colossales. Quelques chiffres-clés suffisent à mesurer l’ampleur d’un spectacle hors norme.
En moyenne, le Super Bowl attire près de 120 millions de téléspectateurs aux États-Unis, un chiffre vertigineux qui place l’événement loin devant toute autre compétition sportive annuelle. Le match concentre l’attention d’un pays entier, transformant la finale en véritable rituel collectif. Ces dernières années, les audiences sont même en hausse. En 2025, elles ont atteint environ 128 millions de spectateurs, et les premières estimations pour 2026 annoncent un record historique. À l’échelle mondiale, la finale captive des centaines de millions de téléspectateurs, confirmant son statut de rendez-vous planétaire.
En moyenne, un spot de 30 secondes pendant le Super Bowl coûte aujourd’hui 6,5 millions de dollars, un prix qui n’a cessé de grimper au fil des années, plaçant la finale de la NFL parmi les événements les plus chers au monde pour les annonceurs. Ici, il ne s’agit plus seulement de vendre. La publicité cherche à marquer la culture populaire, certaines pub restant gravées dans les mémoires bien après la soirée. Pour l’édition 2026, certains spots se négociaient déjà autour de 10 millions de dollars. La moyenne risque rapidement de s’envoler.
Le Super Bowl dynamise également l’économie de sa ville hôte. En moyenne, l’événement génère 1,3 milliard de dollars, porté par le tourisme, l’hébergement, la restauration et les transports. Lors du Super Bowl LVII à Arizona, près de 730 millions ont directement alimenté l’économie locale, auxquels se sont ajoutés des centaines de millions dépensés par les visiteurs lors des événements autour du match. Bien au‑delà du terrain, toute la ville se transforme, confirmant que le Super Bowl est autant un phénomène sportif qu’un moteur économique.
Et le spectacle se joue aussi… dans les assiettes. Chaque édition donne lieu à une véritable orgie culinaire à travers les États-Unis. Près de 1,5 milliard de chicken wings sont englouties le soir du match, accompagnées de 13 millions de pizzas et de 52 millions de packs de bière. Des chiffres vertigineux qui illustrent à quel point cet événement est devenu un rituel social. Le Super Bowl ne se regarde pas seul : il se partage, se commente, se consomme. Pendant que les joueurs s’affrontent sur le terrain, l’Amérique passe à table.