Un mois après les bonnes réso­lu­tions de janvier, pas trop de désillusions…

« C’est l’intention qui compte » a répondu Katherine, 45 ans, à la question : « Tenez-​vous encore vos réso­lu­tions 2026 après un mois ? ». C’est vrai quand on y pense. La pression que l’on peut ressentir chaque année au moment de prendre des « bonnes réso­lu­tions » pourrait être réfléchie de cette façon.

Ce qui est important au Nouvel An, ce n’est pas vraiment le fait de faire des plans sur la comète sur ce que l’on par­vien­dra ou non à faire pendant l’année, c’est plutôt la bonne volonté de s’y tenir. Surtout quand l’on voit que, 31 jours passés en 2026, les réso­lu­tions ont déjà été mises à mal.

Une envie de chan­ge­ment quand le 5 passe au 6

Le 31 décembre, réuni autour d’une table, une coupe de champagne à la main, on crie nos réso­lu­tions au moment du chan­ge­ment de chiffre. Les clichés sont toujours nombreux à table quand les bulles s’évaporent.

« J’avais dit que je ferais le Dry January, et le 14 janvier, j’ai bu un mimosa au brunch et voilà, c’était fini. » s’amuse Paola, 34 ans. C’est bien souvent ça. Les réso­lu­tions, ce sont des listes d’objectifs strictes qui rendent la tâche encore plus dure, et la font échouer plus vite. Arrêter de boire, de fumer, réduire de moitié le temps d’écrans, faire du sport tous les jours et d’autres encore.

C’est toujours une fougue de bonnes inten­tions, des valeurs qu’on a toujours entendues et qui nous semblent bonnes à suivre par défaut. Une volonté de trans­for­ma­tion totale avec l’année qui commence, mais parfois, la sim­pli­cité gagne plus faci­le­ment. « Ma réso­lu­tion tiendra, je me suis dit que j’allais plus penser à moi, et je le fais. » se réjouit Victor, 20 ans. Et si les réso­lu­tions étaient plutôt des petits objectifs, à court terme, ou des valeurs à maintenir sur le temps long ?

Chaque petit pas fait avancer

« Je me suis promis de faire des mini-​révolutions chaque mois et j’y suis arrivée en janvier. » souris Marie, 56 ans, en expli­quant que pour le premier mois de 2026, elle a tenu son objectif de réduire sa consom­ma­tion de sucre. Objectif de février : moins de ciga­rettes chaque semaine. Cela semble tout de suite plus attei­gnable. Et si les réso­lu­tions étaient faites pour être étalées sur l’année ?

A petite dose, on y par­vien­drait alors bien plus faci­le­ment. Le plus important dans les réso­lu­tions, et ce que l’on oublie bien souvent, c’est la volonté de s’améliorer, de prendre le temps et de profiter. « Je dois regarder le ciel quand il est bleu, mais aussi gris ou blanc. » explique Diego, 7 ans. Regarder le ciel, s’arrêter pour profiter de l’instant et non pas se donner des objectifs inte­nables et contrai­gnants, c’est plutôt ça une résolution.

En avançant, prenons le temps

A la question posée, la réponse a majo­ri­tai­re­ment été « nan ». Une réso­lu­tion étant bien plus souvent un but compliqué et peu réfléchi. On fait ce que l’on pense être bon sans penser aux choses qui nous tiennent à cœur. Regarder le ciel comme Diego. « Dormir une heure de plus quand je le peux et réduire mon temps d’écran quand je peux m’en passer. » raconte Laura qui se félicite de sa réussite en janvier.

Les bonnes réso­lu­tions, c’est pour soi qu’on les fait, pour notre bien-​être comme Victor, car le chan­ge­ment viendra toujours de nous. Viser des petites avancées sur le long terme. Chercher la pro­duc­ti­vité et non le résultat comme Laura, ce sera plutôt ça un chan­ge­ment pour la nouvelle année.

« C’est l’intention qui compte » comme le disait Katherine. C’est la volonté de bien faire sur le temps long qui devrait importer quand on débute un nouveau calen­drier. 365 jours pour aller de l’avant, pas besoin de courir, c’est un marathon. Au lieu de voir des réso­lu­tions trop strictes s’évaporer dès janvier, il faut avancer doucement. Ainsi, au prochain 31 décembre, en trinquant à la réussite de nos réso­lu­tions, les bulles de champagne pétille­ront plus longtemps.

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