Noël sous les Tropiques

En France, Noël ne se célèbre pas toujours dans le froid. Bien au chaud au-​dessus de l’Équateur, et sans la moindre trace de neige ou de sapins, les Guyanais ont leurs coutumes bien à eux.

Un ter­ri­toire multiculturel

Ce dépar­te­ment français, situé en Amérique du Sud et voisin du Brésil, se distingue d’abord de la métropole grâce à ses tra­di­tions culi­naires. Elles sont issues des nom­breuses com­mu­nau­tés qui coha­bitent en Guyane, et adaptées aux tem­pé­ra­tures de la région, qui avoi­sinent souvent les 30 degrés. Cette diversité des recettes reflète bien la richesse des dif­fé­rentes cultures qui composent le ter­ri­toire. Les Créoles, les Hmongs (ori­gi­naires du Laos), les Amérindiens, Guyaniens (ori­gi­naires du Guyana), ou encore les Surinamiens, Haïtiens, Dominicains et bien d’autres, ont tous leur plats tra­di­tion­nels pour le soir de Noël.

Pour tous les goûts

Lorsqu’on les interroge, les Guyanais citent le vapata brésilien, à base de crevettes locales, le fricassé de porc, le dindon au four du Pérou, mais surtout le célèbre jambon de Noël accom­pa­gné d’ananas, dégusté dans la plupart des DROM-​TOM français.

Bien sûr, on retrouve dans les grandes surfaces les symboles de la gas­tro­no­mie française : Les huîtres, le foie gras et le saumon fumé sont importés, mais c’est au prix d’une addition aussi salée que les plats. Nathalie, ori­gi­naire de métropole et en Guyane depuis 34 ans, explique que les coquilles Saint-​Jacques et les huîtres qu’elle mange chaque Noël sont « 30 à 40% plus chers » que dans l’hexagone. « Mon porte-​monnaie a mal », dit-​elle à la fin de notre conversation.

Des célé­bra­tions qui détonent

L’influence de la culture guyanaise sur les fêtes de Noël se ressent aussi dans les célé­bra­tions. Les jeunes de Guyane ont par exemple la “fâcheuse” (selon les autorités) mais amusante habitude d’attendre minuit pour allumer leurs pétards et feux d’artifice, venus tout droit du Brésil. Malgré quelques accidents, la tradition demeure et le bruit des cloches de la messe est souvent couvert par les explosions.

Enfin, impos­sible de décrire Noël en Guyane sans évoquer les entraî­nants chanté nwel, ces cantiques chantés par des groupes locaux en privé comme en public. Ils sont issus de chants tra­di­tion­nels français, mais les refrains sont traduits en créole et librement trans­for­més, ce qui donne des musiques rythmées, influen­cées par les valses créoles, le zouk et beaucoup d’autres styles antillais (mazurka, biguine…).

Ainsi, c’est en décorant les palmiers de leurs jardins vêtus de vêtements d’été, que les Guyanais célèbrent Noël, sans neige, mais avec tout autant de magie. Et les jus frais rem­placent le vin chaud sur les marchés de Noël…

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