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    Les K D’or : un trésor qui se cherche encore

    Présentée le 12 février dernier au Kinépolis de Lomme pour une sortie ce 11 mars, la comédie « Les K d’Or » a laissé la rédaction de marbre. Malgré l’attente, notre verdict est sans appel : nous ne recom­man­dons pas ce premier film de Jérémy Ferrari.

    LOMME – C’était l’effervescence des grands soirs au Kinépolis de Lomme ce jeudi 12 février. Salles combles, public conquis d’avance, quelques rires avant même que l’écran ne s’allume : la « Ferrari mania » bat son plein dans le Nord. Jérémy Ferrari, l’enfant terrible de l’humour noir, était présent pour dévoiler son premier film en tant que réa­li­sa­teur, « Les K d’Or ». Si l’accueil des fans incon­di­tion­nels fut triomphal, le résultat à l’écran, lui, fut décevant : on est loin de la pépite annoncée.

    Un scénario qui part dans le décor

    Sur papier, l’idée a tout pour intriguer : un chasseur de trésor persuadé d’être le fils caché de Kadhafi (Jérémy Ferrari), accom­pa­gné d’une radi­ca­li­sée fichée S (Laura Felpin), d’un malvoyant réac­tion­naire (Éric Judor) et d’un chien à trois pattes. Cette base volon­tai­re­ment absurde, née d’une dis­cus­sion impro­bable sur le dictateur libyen, affichait déjà une certaine audace. « Essayez de convaincre des finan­ceurs de vous donner 7,5 millions avec un pitch pareil », a même glissé Ferrari, amusé, lors de l’échange avec les fans.

    Pourtant, le film a bien vu le jour, et même si son ori­gi­na­lité est indé­niable, l’en­semble est très brouillon. Des pistes nar­ra­tives s’ouvrent et se referment de manière erratique, laissant le spec­ta­teur naviguer sans boussole dans le désert du film entre l’a­ven­ture, la satire politique (laquelle s’offre même une petite pique insolente à Bardella) et la comédie.

    Le piège de l’excès et du trait forcé

    Le film mise énor­mé­ment sur ses per­son­nages, pensés comme des figures comiques très marquées. Ferrari reven­dique d’ailleurs une écriture très ciblée, expli­quant qu’il aime « écrire pour les gens » et trouver leur « mélodie » pour construire les rôles. Cette méthode donne effec­ti­ve­ment des individus immé­dia­te­ment identifiables.

    Mais cette carac­té­ri­sa­tion poussée finit aussi par rendre certains rôles très (trop) cari­ca­tu­raux qui peuvent rapi­de­ment agacer : c’est le cas de Zoulika et Ryan. L’humour, souvent très potache, s’appuie largement sur la vulgarité, les blagues sexuelles insis­tantes et des ressorts assez lourds. Certaines plai­san­te­ries fonc­tionnent bien sur le moment, mais leur accu­mu­la­tion finit par fatiguer et atténuer l’efficacité comique globale.

    La vraie pépite : Bobby et la cause animale

    Finalement, la seule chose vraiment « en or » dans cette histoire, c’est peut-​être la démarche derrière la mascotte du film. Bobby, le chien à trois pattes, est un véritable rescapé marocain adopté par l’équipe.

    Loin du cynisme ambiant du film, cette aventure a donné naissance à une ini­tia­tive concrète : l’as­so­cia­tion Hey Bobby. Parrainée par l’hu­mo­riste, cette fondation a pour mission de soutenir les refuges qui accueillent des animaux han­di­ca­pés, souvent les laissés-​pour-​compte de l’a­dop­tion. Elle finance du matériel adapté (chariots, prothèses) et des soins vété­ri­naires pour offrir une vraie vie à ces animaux « différents ».

    Note : 25 Pour les fans absolus seulement. Les autres pré­fé­re­ront faire un don à l’as­so­cia­tion plutôt que d’acheter une place de cinéma.

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