« Plus personne n’en a rien à faire » : la polémique Timothée Chalamet relance le débat sur l’opéra

Cette semaine des décla­ra­tions de Timothée Chalamet cri­ti­quant l’opéra et les ballets ont été reprises dans le monde entier. Pourtant, à Lille, l’Opéra continue de se réin­ven­ter pour toucher un public toujours plus large.

L’opéra n’in­té­resse plus ? C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Timothée Chalamet la semaine dernière. L’acteur principal du film Marty Supreme, consacré à un joueur de ping-​pong, a tenu ces propos lors d’un entretien croisé avec Matthew McConaughey pour Variety et CNN. Interrogé sur la suite de sa carrière, le Franco-​Américain a déclaré ne pas vouloir tra­vailler « dans le ballet ou l’opéra, ou dans des domaines où l’on continue par habitude, même si plus personne n’en a rien a faire », avant d’ajouter : « Avec tout le respect que je dois aux gens du ballet et de l’opéra. » Des propos qui n’ont pas tardé de faire réagir.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs grandes ins­ti­tu­tions lyriques ont profité de l’occasion pour répliquer avec humour. L’Opéra de Paris a ainsi publié vendredi une vidéo tirée de Nixon in China, actuel­le­ment à l’affiche, où l’on voit une scène de ping-​pong, accom­pa­gnée du message ironique : « Plot twist : le ping-​pong existe aussi à l’opéra, Timothée Chalamet. » Le Metropolitan Opera de New York a pour sa part détourné la phrase « Avec tout le respect que je dois aux gens du ballet et de l’opéra » dans une vidéo mettant en valeur les nombreux métiers de ces arts : musiciens, cos­tu­miers, déco­ra­teurs, tech­ni­ciens, avant de commenter : « C’est pour toi, Timothée Chalamet. »

À Lille, l’Opéra n’a rien perdu de sa voix

Si l’acteur de 30 ans n’a pas caché son manque d’intérêt pour le genre, Lille, elle, continue de mettre à l’honneur de grandes oeuvres du réper­toire ainsi que des créations contem­po­raines. Musique baroque, reprises ou encore spec­tacles mêlant dif­fé­rentes dis­ci­plines artis­tiques : la scène lilloise s’efforce de renou­ve­ler l’expérience lyrique et d’élargir son public.

Du 20 au 26 mars, l’Opéra de Lille présente Les Enfants terribles, d’après le roman de Jean Cocteau. L’intrigue raconte la relation fusion­nelle de Paul et Élisabeth, frère et sœur enfermés dans leur monde ima­gi­naire. Mis en musique par le com­po­si­teur américain Philip Glass, le spectacle séduit par son écriture mini­ma­liste et envoû­tante, dans une mise en scène signée Matthias Piro. Cet été, la pro­gram­ma­tion « Constellation d’été » proposera plusieurs rendez-​vous mariant danse et concert. Au programme : la classique Flûte enchantée de Mozart, la pièce cho­ré­gra­phique Canine Jaunâtre 3 de Marlene Monteiro Freitas avec le Ballet de l’Opéra de Lyon, ainsi que le concert Archets et ban­de­rilles, réunis­sant des œuvres de Joseph Haydn, Joaquín Turina et Ludwig van Beethoven, prévu le 17 mai.

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