À Roubaix une jeune artisane sublime les fraises en chocolat

Ancienne pro­fes­sion­nelle de l’événementiel, Dounia s’est lancée dans la confec­tion de fraises enrobées de chocolat. À Roubaix, elle a fondé Fraises d’Amour, une petite entre­prise arti­sa­nale où elle réalise avec passion et minutie ses créations.

Dans son atelier situé à Roubaix, Dounia, jeune artisane pas­sion­née trans­forme de simples fraises en véritable bijoux sucrés. Sur son plan de travail, une douzaine de fraises enrobées de chocolat sont alignées, elles attendent chacune à leur tour leur méta­mor­phose. Après avoir été plongées dans du chocolat puis reposées au frais, vient l’étape la plus minu­tieuse : la déco­ra­tion des fraises. Poche à douille en main, munie d’un embout presque invisible la jeune femme trace des lignes fines de chocolat noir sur ses fraises. Elle forme des courbes, des motifs ara­besques ou géo­mé­trique, elle effectue ses gestes avec autant de concen­tra­tion que de précision. Et, derrière ses créations sucrées, il y a des heures de travail et surtout des essais.

De l’événementiel aux fraises enrobées

Autodidacte, la jeune femme âgée de 28 ans, quitte le monde de l’événementiel qu’elle par­ta­geait avec sa sœur pour se lancer dans une aventure bien dif­fé­rente : celle du chocolat. En 2021, Dounia fonde Fruits Au Chocolat qui devient Fraises d’Amour en 2024, un nom qui s’est imposé comme une évidence. L’idée lui est venue lors­qu’elle découvre des photos de fraises enrobées sur le réseau social Pinterest : « Elles m’ont paru tellement classe, j’ai essayé, j’ai adoré dès le départ. J’ai d’abord confec­tionné pour mes proches et ensuite je me suis lancée », raconte-​t-​elle. Toutefois, la jeune artisane nous confie que malgré sa passion, son aventure entre­pre­neu­riale se heurte parfois à des périodes d’incertitudes : « C’est toujours compliqué, car d’un mois à l’autre le chiffre d’affaires est différent. Il faut savoir gérer, car ce n’est jamais fixe. »

Des fraises aux dattes enrobées

Pour réaliser ses créations, elle s’inspire également des plus grands cho­co­la­tiers. Au chocolat blanc, noir ou aromatisé au célèbre thé matcha ses fraises séduisent ses clients autant par le goût que par leur esthé­tique. Disposées dans des boîtes soi­gneu­se­ment décorées, dans un bouquet de fleurs ou montées en tours pour des grands évé­ne­ments, certaines réa­li­sa­tions peuvent lui demander jusqu’à deux heures de travail. Les prix varient selon la quantité et la com­po­si­tion, allant de 10€ à 120€. Si les fraises restent sa spé­cia­lité, elle décore aussi d’autres fruits, comme les dattes, qu’elle travaille avec le même souci du détail.Très présente sur les réseaux sociaux, elle partage ses douceurs et les commandes se font exclu­si­ve­ment sur ses réseaux sociaux : Snapchat, Instagram et TikTok.

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les crises migratoires, la France reste un pays d’accueil pour de nombreux réfugiés. À Paris, plusieurs...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et réveille les consciences. Présidente de Ciudadanías por la Paz, Paula Martinez incarne une diaspora qui...

World Radio Paris, la voix des expatriés anglophones

La ville de Paris accueille près de 330 000 expatriés, qui tentent de vivre dans une ville différente de la leur, où les coutumes...