Avec sa nouvelle prouesse, Space X se place premier dans la conquête spatiale

C’est inédit. Dimanche 13 octobre 2024, Space X – l’en­tre­prise d’Elon Musk – a réalisé un exploit : rattraper le premier étage d’une fusée à l’aide de bras méca­niques, après un vol d’essai. Une stratégie qui vise à réuti­li­ser le lanceur de la fusée, et ainsi réduire un maximum de frais.

Alors que l’Agence Spatiale Européenne dévoilait au grand public, en septembre dernier, son tout nouveau terrain d’en­traî­ne­ment « Luna » pour les futures missions lunaires, l’en­tre­prise amé­ri­caine Space X tra­vaillait elle aussi sur un projet visant à rap­pro­cher l’humain du satellite.

Une première mondiale

Texas, 7h25 (heure locale). Space X en est à son cinquième essai. Depuis sa base privée Starbase, la société a lancé une énième fois son vaisseau Starship, sélec­tionné en 2021 par la NASA pour déposer les astro­nautes sur la Lune, dans le cadre du programme Artemis.

Composé de plusieurs étages (Super Heavy et Starship), le lanceur spatial super lourd s’est propulsé dans les airs à l’aide de ses trente-​trois moteurs Raptor. Sept minutes plus tard, le premier étage Super Heavy est retourné sur son pas de tir, puis a été immo­bi­lisé par deux grand bras méca­niques installés sur la tour de lancement. Le second étage, quant à lui, a amerri en douceur dans l’océan Indien.

Mission accomplie, donc ! « Les ingé­nieurs de SpaceX ont passé des années à préparer la tentative de capture » s’est réjouie l’en­tre­prise sur X. Jusqu’ici, Super Heavy finissait sa course en pleine mer. Les astro­nautes, eux aussi, célèbrent la réussite d’Elon Musk. « Encore un exploit technique pour les équipes de SpaceX ! […] Arriver à ce stade de prouesse technique et de dimen­sions her­cu­léennes des objets volants en seulement 5 ans, c’est très très impres­sion­nant. Bravo à tous ! » a partagé sur ses réseaux sociaux Thomas Pesquet, l’as­tro­naute français qui s’est qualifié avec six autres astro­nautes européens pour s’en­traî­ner en vue d’une mission sur la Lune. 

S’envoler à moindre coût

Derrière cet exploit, un objectif : réuti­li­ser la fusée pour réduire au maximum les frais que Space X débourse à chaque nouveau lancement. Car si l’al­liance entre Space X et la NASA vise le retour de l’homme sur la Lune, Elon Musk ambi­tionne aussi d’u­ti­li­ser son lanceur Starship pour la colo­ni­sa­tion de Mars. Autre chose, cette avancée technique permettra par ailleurs à Space X de décupler le nombre d’engins envoyés dans l’espace, sur une même période donnée.

Space X avance donc d’un bond par rapport à ses concur­rents. À ce jour, aucune autre société de fusées ne dispose d’un premier étage réutilisable. 

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