Plus

    Derniers articles

    Orelsan de retour au Zénith de Lille : deux nouvelles dates en octobre 2026

    Après trois concerts à guichets fermés en février dernier,...

    Reconstruire une oreille : au CHU de Lille, une inno­va­tion qui change la vie des enfants

    Au CHU de Lille, une innovation venue des États-Unis...

    La drôle d’histoire de Teddy bear, l’ours en peluche

    Tout doux, marron, blanc ou même recousu, l’ours en...

    Masculinisme : la contre-​offensive anti­fé­mi­niste qui s’oppose aux droits des femmes

    À l’occasion du 8 mars, la Journée inter­na­tio­nale des droits des femmes, les avancées en matière d’égalité entre les sexes font face à une contes­ta­tion crois­sante portée par certains mou­ve­ments mas­cu­li­nistes. Très actifs sur les réseaux sociaux, ces groupes dénoncent le féminisme et pré­sentent les hommes comme, eux aussi, victimes d’inégalités.  

    Chaque année, le 8 mars est l’occasion de rappeler les avancées et les combats encore à mener pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Pourtant, cette journée sym­bo­lique est aussi devenue une cible pour certains groupes mas­cu­li­nistes. Selon eux, elle serait la preuve d’une société défa­vo­rable aux hommes. 

    Bien que le terme, mas­cu­li­niste, ne fait pas encore l’objet d’une défi­ni­tion unique dans la recherche, il peut se définir comme un contre-​mouvement anti­fé­mi­niste centré sur l’idée que les hommes seraient aujourd’hui victimes d’injustices. Cette idéologie se développe prin­ci­pa­le­ment en ligne, dans ce que l’on appelle la “mano­sphère” Autrement dit, un ensemble de forums et de com­mu­nau­tés où circulent discours misogynes et critiques du féminisme. Dans ces espaces, la Journée inter­na­tio­nale des droits des femmes est souvent perçue comme une preuve d’un prétendu favo­ri­tisme accordé aux femmes, ali­men­tant un sentiment de déclas­se­ment masculin. 

    Des com­mu­nau­tés mas­cu­li­nistes très présentes en ligne 

    Le mas­cu­li­nisme ne constitue pas un seul et unique mouvement mais une multitude de groupes aux idées variées. Parmi eux figurent les “incels” (céli­ba­taires invo­lon­taires), qui attri­buent leur dif­fi­culté à nouer des relations avec les femmes à une supposée injustice sociale et accusent celles-​ci d’en être res­pon­sables. 

    D’autres prônent une sépa­ra­tion plus radicale. Les MGTOW (“Men Going Their Own Way”) encou­ragent par exemple les hommes à se détourner com­plè­te­ment des relations avec les femmes. Le but ? Qu’elles se rendent compte qu’elles sont perdues sans les hommes. Une manière de leur “faire payer” leur féminisme. 

    Une influence qui inquiète 

    Si ces com­mu­nau­tés restent mar­gi­nales, leur influence suscite une légère inquié­tude. Selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publié en 2026, le mas­cu­li­nisme constitue aujourd’hui une idéologie struc­tu­rée, dotée de relais poli­tiques, culturels et média­tiques. 

    Les enquêtes d’opinion montrent d’ailleurs que certaines idées circulant dans la « mano­sphère » trouvent un écho plus large. Près de 60 % des hommes inter­ro­gés dans une étude citée par le rapport estiment par exemple que les fémi­nistes cher­che­raient à donner plus de pouvoir aux femmes qu’aux hommes. Pour les cher­cheurs, cette per­cep­tion alimente le discours vic­ti­maire du mas­cu­li­nisme. 

    Les asso­cia­tions fémi­nistes signalent également des formes de pression plus concrètes : menaces en ligne, campagnes d’intimidation ou appels mal­veillants visant des dis­po­si­tifs d’aide aux victimes de violences. Les autorités évoquent ainsi une stratégie de désta­bi­li­sa­tion visant les poli­tiques d’égalité. 

    Pour autant, les spé­cia­listes rap­pellent que ces mou­ve­ments ne repré­sentent pas l’ensemble des hommes. Mais leur visi­bi­lité sur les réseaux sociaux et leur capacité à mobiliser des discours virulents contri­buent à diviser le débat public. À l’heure où le 8 mars célèbre des droits des femmes, la montée du mas­cu­li­nisme rappelle que ces acquis restent, pour certains, pro­fon­dé­ment contestés. 

    Afghanistan : une nouvelle chaîne vient entraver les femmes

    En Afghanistan, la loi ne protège plus : elle...

    Orelsan de retour au Zénith de Lille : deux nouvelles dates en octobre 2026

    Après trois concerts à guichets fermés en février dernier,...

    Les K D’or : un trésor qui se cherche encore

    Présentée le 12 février dernier au Kinépolis de Lomme...

    Contrepoint n°43

    Un, deux, trois soleil !

    Depuis plusieurs jours, le soleil s’est installé au-dessus de Lille. Une simple éclaircie ailleurs, mais ici, c’est presque un événement. Et dans les rues...

    Le 8 mars, faut-​il encore offrir des fleurs ?

    Devant les étals jaunes de mimosa, les clients se pressent ce dimanche 8 mars. Offrir un bouquet pour la Journée internationale des droits des...

    Food truck : le compromis du déjeuner

    Après une matinée chargée, rien de mieux que la pause déjeuner. Mais avec les emplois du temps chargés et les obligations, il est parfois...