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    Pierre Palmade : un mélange de poudre explosive 

    L’affaire Pierre Palmade ne cesse de faire parler d’elle depuis deux semaines. Accident de voiture, consom­ma­tion de stu­pé­fiants ou encore pédo­por­no­gra­phie, les enquêtes visant l’artiste sont loin d’être glo­rieuses. Retour sur les faits… 

    Le vendredi 10 février dernier, vers 19h, l’humoriste, qui faisait la fête depuis plus de 24h, a eu un accident de voiture sous l’emprise de cocaïne et de médi­ca­ments de sub­sti­tu­tion. La voiture qu’il condui­sait s’est déportée et a percuté vio­lem­ment un véhicule roulant en sens inverse. La collision a impliqué 2 véhicules et a engagé le pronostic vital des trois passagers percutés. Les deux passages présents dans la voiture de Pierre Palmade, eux, ont pris la fuite. L’homme s’est vite remis de ses blessures, mais ce n’est pas le cas de deux de ses victimes, dont un enfant de 6 ans, gravement blessé par l’impact du véhicule et qui ne pourra pro­ba­ble­ment plus jamais parler et manger comme avant. Une quatrième acci­den­tée, une femme enceinte, a perdu son bébé. 

    Une enquête pour « homicide et blessures invo­lon­taires par conduc­teur sous influence de produits stu­pé­fiants, ayant entrainé une inca­pa­cité totale de travail supé­rieure à 3 mois » a été ouverte à l’encontre de l’acteur. Placé en garde à vue et interrogé par la police, l’homme a exprimé son embarras concer­nant l’accident qu’il a provoqué, et qui a fait 3 blessés graves. Selon sa soeur, il aurait « honte » et « assumera toutes les consé­quences de ses actes ». Les victimes, qui ont répondu à ce témoi­gnage, expliquent être insen­sibles aux excuses du metteur en scène. 

    Pas son premier coup d’essai

    S’il semble exprimer des remords, ce n’est pourtant pas la première fois que l’homme se trouve en pos­ses­sion de stu­pé­fiants. En 1995, il avait été condamné à payer une amende de 20 000 francs pour « usage de drogue ». Près de 20 ans plus tard, en 2019, il avait également été inter­pellé pour acqui­si­tion et usage de sub­stances illicites, après avoir été faus­se­ment accusé de viol et s’être battu avec un étranger en situation irré­gu­lière lors d’une soirée.

    Mis en examen pour homicide et blessures invo­lon­taires, Pierre Palmade a été assigné à résidence sous bracelet élec­tro­nique dans un service d’addictologie, et encourt une peine doublée due à ses anciennes condam­na­tions, pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison. Malheureusement, comme si cela ne suffisait pas, cette histoire n’est pas la seule dont l’humoriste est accusé. Il est également visé par une enquête pour détention d’images à caractère pédo­por­no­gra­phique. En effet, un homme proche de Pierre Palmade aurait apporté des vidéos de l’artiste en train de consulter des contenus illégaux à la Brigade de pro­tec­tion des mineurs. Selon lui, l’acteur se serait également vanté de « pouvoir disposer sexuel­le­ment de deux enfants de 7 et 9 ans ». 

    Actions-​réactions

    Le parquet de Paris explique « qu’en fonction des éléments recueillis, l’audition de l’acteur pourrait être envisagée ». Cependant, les médecins de l’hôpital où il est assigné estiment que « l’état de santé du comédien est pour l’instant incom­pa­tible avec toute audition dans la durée, et encore plus sous le régime d’une garde à vue ». En attendant, le domicile de l’accusé à été per­qui­si­tionné, et du matériel infor­ma­tique a été saisi. 

    Les accu­sa­tions dont il fait preuve marquent les esprits et ne laissent personne indif­fé­rent. Sa statue de cire, inaugurée en octobre 2021, a d’ailleurs été retirée du musée Grévin à Paris, pour une durée indé­ter­mi­née. Le musée explique qu’il a préféré entre­prendre ce retrait « par respect pour la famille meurtrie dans l’accident causé par l’artiste, pour cette dame qui a perdu son bébé, et pour ces personnes à l’hôpital ».

    Suite à ces inves­ti­ga­tions qui assom­brissent gran­de­ment l’horizon judi­ciaire de l’humoriste, les poli­tiques réagissent. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est prononcé en faveur d’un retrait de 12 points du permis en cas de conduite sous stu­pé­fiants ou alcool. Un dur­cis­se­ment des sanctions qui serait, selon lui, une manière de secouer les consciences face aux risques d’un tel com­por­te­ment. 

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