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    Reconstruire une oreille : au CHU de Lille, une inno­va­tion qui change la vie des enfants

    Au CHU de Lille, une inno­va­tion venue des États-​Unis permet désormais de recons­truire le pavillon de l’oreille chez les enfants nés avec une mal­for­ma­tion ou sans oreille. Une avancée qui simplifie une chirurgie autrefois très lourde.

    Naître avec une oreille mal formée, ou sans oreille, reste rare mais bien réel. « La microtie ou l’aplasie est une mal­for­ma­tion de l’oreille qui touche en moyenne 1 enfant sur 10 000 par an à la naissance », rappelle le com­mu­ni­qué du CHU de Lille. Pendant longtemps, la recons­truc­tion du pavillon a reposé sur une technique lourde néces­si­tant plusieurs opé­ra­tions. Aujourd’hui, une nouvelle méthode change la donne pour les jeunes patients.

    Une alter­na­tive à une chirurgie longue et invasive

    Jusqu’à récemment, la recons­truc­tion reposait sur l’utilisation du cartilage costal de l’enfant. Plusieurs inter­ven­tions étaient néces­saires pour prélever ce cartilage au niveau des côtes, sculpter une oreille puis l’implanter sous la peau. Une technique efficace mais invasive, qui impli­quait des cica­trices tho­ra­ciques et un parcours opé­ra­toire long.

    Désormais, une solution plus légère existe grâce à un implant en poly­éthy­lène poreux. « L’implant est réalisé sur-​mesure, à la taille défi­ni­tive de l’oreille de l’enfant. Elle peut donc se garder toute une vie », indique le com­mu­ni­qué. Cette technique, déve­lop­pée à Los Angeles et encore peu pratiquée en France, permet de recons­truire l’oreille en une seule opération, évitant ainsi les multiples inter­ven­tions néces­saires auparavant.

    Un enjeu qui dépasse l’esthétique

    Si la recons­truc­tion peut sembler avant tout esthé­tique, ses effets vont bien au-​delà de l’apparence. Le but est aussi de limiter l’impact psy­cho­lo­gique lié à la dif­fé­rence physique et au regard des autres. « Il faut que l’enfant soit demandeur d’une modi­fi­ca­tion de son physique. Si les enfants sont réel­le­ment gênés par l’a­sy­mé­trie esthé­tique, alors on leur propose cette recons­truc­tion d’oreille », souligne ainsi Dr. Hélène Broucqsault, pédia­trique à l’hôpital Jeanne de Flandre. En France, l’opération est ainsi réalisée à partir de six ans afin que l’enfant puisse par­ti­ci­per à la décision.

    Une inno­va­tion encore rare mais accessible

    L’intervention dure une journée et nécessite ensuite le port d’une coque en silicone pendant environ deux semaines afin de protéger la nouvelle oreille. « Un mois après la chirurgie, l’oreille a déjà un aspect très satis­fai­sant et s’ap­pa­rente rapi­de­ment à l’oreille normale », précise le CHU. Alors que cette opération peut atteindre les 100 000 dollars aux États-​Unis, elle est inté­gra­le­ment prise en charge en France. Aujourd’hui, seuls deux hôpitaux publics pra­tiquent cette technique : Necker à Paris et le CHU de Lille.

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