Plus

    Derniers articles

    Brésil vs France : le contraste entre deux cultures

    Pendant des années, l’immigration de Brésiliens à Lille a...

    « Fucking new year » : une per­for­mance réussie

    C’était le festival le plus attendu de la francophonie...

    Conférence de presse pré­si­den­tielle : ce qu’il faut retenir

    Le président de la République, Emmanuel Macron, a semblé...

    Térence, l’étudiant au service des autres : allier études et engagement

    Cela fait plus d’un an et demi que Terence donne de son temps à la Croix Rouge : un enga­ge­ment dont il est fier et qui lui demande aussi du temps et de l’organisation. Située Porte de Valenciennes, la structure met à dis­po­si­tion des vêtements et de la nour­ri­ture, assure la réception du courrier…

    Le jeune homme de 22 ans nous ouvre la porte de l’unité locale de la Croix Rouge avec un grand sourire. D’où vient cette volonté de s’engager au service des autres ?

    Térence : « Je viens de la campagne, et lorsque j’ai commencé mes études à Lille, j’ai été très choqué par la précarité dans cette ville. Le nombre de personnes sans abri m’a par­ti­cu­liè­re­ment marqué. D’abord, je me suis engagé dans les asso­cia­tions de mon école, puis j’ai voulu rejoindre une structure ayant les moyens et l’ex­pé­rience néces­saires pour aider effi­ca­ce­ment. C’est ainsi que je me suis rapproché de la Croix-​Rouge. »

    Quel est votre rôle ici dans l’unité locale de la Croix Rouge ?

    Térence « Je m’occupe de l’accueil et de l’o­rien­ta­tion des personnes. Nous sommes le premier contact que les béné­fi­ciaires ont avec la Croix-​Rouge. Nous répondons aux questions, gérons les rendez-​vous pour l’aide ali­men­taire et expli­quons les démarches ainsi que les aides proposées par la structure. Nous sommes très à l’écoute, l’ob­jec­tif étant d’i­den­ti­fier les besoins des personnes et de les orienter au mieux. »

    Qu’est ce que cet enga­ge­ment vous apporte concrètement ?

    Térence : « Ça m’a apporté un moyen d’aider, j’ai suivi des for­ma­tions qui m’ont appris très concrè­te­ment comment me rendre utile. En tant qu’é­tu­diant, je suis très heureux de m’être engagé. Au sein de l’as­so­cia­tion, j’ai rencontré des personnes que je ne croise pas néces­sai­re­ment dans mon quotidien : des retraités, des actifs qui donnent de leur temps et des jeunes en service civique. »

    Comment est ce que vous faîtes pour allier vos études et votre engagement ?

    Térence : « J’ai la chance de ne pas avoir besoin de faire un job étudiant pour payer mes études. Il m’est donc tout à fait possible de donner quelques heures de mon temps chaque semaine. Parfois, lorsque je ne peux pas me rendre dis­po­nible, nous nous relayons entre bénévoles. Nous sommes là par choix et pour la durée qu’on souhaite. »

    J’imagine que tra­vailler ici vous a fait avoir un tout autre regard sur les inégalités ?

    Térence : « Oui, il y a une dif­fé­rence entre savoir qu’il y a des inéga­li­tés et en avoir conscience parce qu’on les voit. On est tous conscients que la précarité existe mais là, on va un cran plus loin. On rencontre des gens qui ont un logement mais qui sont dans des situa­tions com­pli­quées. Quand je suis confronté à des cas graves, ça me permet en tant qu’étudiant de garder les pieds sur terre. On ne réduit pas les gens à leurs problèmes, on est surtout là pour maintenir un lien social. »

    Qu’est ce que vous répondez à ceux qui disent que les jeunes d’aujourd’hui sont démotivés ?

    Térence : « Je ne crois pas qu’on soit démotivés. Ce que je vois à la Croix Rouge, ce sont des sta­giaires, des étudiants et des jeunes bénévoles qui ont vraiment envie d’aider et qui s’in­ves­tissent autant qu’ils le peuvent. Dans notre géné­ra­tion on ques­tionne le sens du travail. Ce qu’on veut c’est avoir un métier qui sert à quelque chose. On se demande pourquoi on travaille, pourquoi on donne de l’énergie. Est-​ce que ça vaut le coup ? On a envie de tra­vailler pour des choses qui nous tiennent à cœur et qui nous semblent utiles. Je pense que c’est une bonne chose. »

    Propos recueillis par Suzanne Josse 

    Les métiers de l’esthétique, entre bien-​être et autonomie

    Depuis la pandémie, les métiers des soins des ongles...

    Le Japon s’implante à Lille le temps d’un week-end

    Le festival de la nuit japonaise revenait à Lille...

    Après la période COVID, le véritable visage éco­no­mique de la France refait surface

    65700 : c'est le nombre de défaillances d'entreprises au...

    Contrepoint n°36

    Le Japon s’implante à Lille le temps d’un week-end

    Le festival de la nuit japonaise revenait à Lille ce week-end au Garage pour faire découvrir un grand nombre d’éléments de la culture japonaise....

    À peine sorti de prison, il utilise son enfant pour menacer sa compagne

    Si la question du féminicide est sous le feu des projecteurs, peu se penchent sur le mariage de la misère aux passions extrêmes. C'est...

    « J’ai l’im­pres­sion que c’est possible » : bientôt sur le marché de l’emploi, des étudiants en dernière année de jour­na­lisme se confient

    Certains, déjà, passent des entretiens d'embauche. D'ici quelques semaines ou quelques mois, les étudiants en 2ème année de master Journalisme International et Investigation –...