Dans la métropole lilloise, les blocus des lycées se poursuivent. Pendant et après, enseignants, policiers, personnels administratifs, pompiers et agents de nettoyage se mobilisent pour maintenir et restaurer l’ordre.
Cris, chants, explosions, crépitement de feux. À La Madeleine, devant le lycée Valentine-Labbé, mercredi 30 septembre, enseignants et membres de la direction se sont rassemblés pour assister, de loin, au blocus de leur établissement. Seuls quelques enseignants ont osé s’aventurer au cœur de l’attroupement. Parmi eux, une professeure de sciences économiques et sociales « essaie de maintenir le calme et d’assurer la sécurité ». À ses côtés, une collègue rappelle les élèves à l’ordre : « Tu retires ta capuche ! Il faut qu’on vous voit, c’est la loi ».
Eviter les débordements
La police est présente, armée de matraques et de gaz lacrymogènes, prête à intervenir « s’il y a de la violence et des débordements ». Lorsque la situation s’envenime, l’enseignante tente de la désamorcer. Elle ordonne aux élèves « Ne lancez rien ! », puis s’adresse aux policiers « Les jeunes n’ont rien fait ». Plus loin, poubelles, vélos et feuilles de cours alimentent les feux. Les passants se précipitent pour les éteindre avant l’arrivée des pompiers, mobilisés sur différents lycées.
Nettoyer et réparer
Une fois le calme revenu, le nettoyage et les réparations peuvent commencer. À Lille, le mardi 29 septembre, devant le lycée César-Baggio, deux agents de la MEL changent un poteau de signalisation tricolore. Sur le trottoir d’en face, trois agents d’entretien ont été mobilisés par Ilévia pour déblayer les abribus. « On met en sécurité pour que personne ne se blesse, mais on ne répare pas, parce qu’on ne peut pas savoir s’ils vont les recasser demain ».