Pour sa 12ème édition, le Challenge du Ruban Rose rappelle que le dépistage précoce du cancer du sein peut sauver des vies. À travers une course ou une marche autour de la Citadelle de Lille, la campagne de sensibilisation d’Octobre Rose a rassemblé celles et ceux qui se mobilisent pour la bonne cause.
« Plaisir, convivialité, solidarité ». Trois mots qui résument ce que le Challenge du Ruban Rose aspire à transmettre. Alors que la ville de Lille s’est illuminée de rose au début du mois, la course s’inscrit dans l’un des 31 jours de sensibilisation d’Octobre Rose. L’année dernière, ils étaient 10 000 à courir ou marcher pour la bonne cause. Ce dimanche 4 octobre, ils étaient 12 000 à se mobiliser pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein.
Autour de la Citadelle de Lille, les inscrits vêtus de rose ont pu courir ou marcher 5 à 10 km, l’occasion de rappeler aussi qu’une femme sur huit sera touchée dans sa vie par le cancer du sein. Un village était également installé sur le Champ de Mars le temps d’une matinée, pour apporter informations et renseignements sur la maladie.
Bouger pour parler dépistage et prévention
Qu’ils soient seuls, à deux ou par équipes, les sportifs ‒ et même ceux qui le sont moins ‒ avaient pour objectif de s’élancer pour vivre ensemble une matinée au rythme de la sensibilisation. Après un échauffement collectif en musique animé par des cheerleaders, les coureurs ont franchit l’arche rose signifiant le début de la course. Dans la foule de participants, les âges et les individus se mélangent mais une couleur les unit : le rose. La course se veut transgénérationnelle et solidaire, et souhaite, par-delà la sensibilisation, encourager à la pratique d’une activité physique.

Le maire de la ville de Lille, Arnaud Deslandes, était également présent pour le départ de la course et a rappelé l’importance du dépistage du cancer du sein. Un chèque de 45 000 € a été offert au Centre Hospitalier Oscar Lambret, spécialiste en cancérologie. Grâce à l’argent récolté durant l’événement, le Challenge peut continuer ses actions et sensibiliser au dépistage du cancer du sein.
Un combat qui n’a pas d’âge
Parce que la vie en rose n’est pas qu’une chanson de la Môme, elle est aussi l’idée d’une lutte encore et toujours en cours contre la maladie. Chaque année, plus de 50 000 nouveaux cancers du sein sont détectés en France.
Si 80 % des cancers du sein apparaissent après 50 ans, la maladie, elle, n’a pas d’âge. De nombreuses jeunes femmes y sont notamment confrontées chaque année et c’est pourquoi l’autopalpation est primordiale. S’il est détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut être guéri dans 90 % des cas, souvent grâce à des traitements moins lourds et moins agressifs. Et même si ces traitements ont connu des progrès, le dépistage précoce reste l’une des armes les plus efficaces dans la lutte contre le cancer du sein. Même si elles sont essentielles pour déceler au plus tôt une éventuelle anomalie, l’autosurveillance et la palpation ne substituent pas aux tests comme les mammographies, mais, tous ensemble, peuvent sauver des vies.
Dès 25 ans, un suivi gynécologique annuel est recommandé, avec notamment une palpation des seins par un professionnel de santé. À partir de 50 ans, les dépistages doivent être réalisés tous les deux ans et sont entièrement remboursés.
Si vous êtes concerné(e) par la maladie ou que vous souhaitez vous renseigner sur les cancers du sein et les associations qui peuvent vous accompagner :
- Site internet de la Ligue contre le cancer : Ligue contre le cancer
- Pour plus d’informations sur le Challenge du Ruban Rose : Challenge du Ruban Rose
- L’association Mon Bonnet Rose organise tout au long du mois des activités et événements dans la région pour Octobre Rose : Mon Bonnet Rose