Des motos à l’arrêt faute de carburant

En raison de la pénurie de carburant, la pré­fec­ture du Pas-​de-​Calais a annulé le Beach Cross de Berck-​sur-​Mer, qui devait se dérouler ce dimanche 16 octobre.

Il y a des tra­vailleurs qui ne peuvent pas se rendre au travail faute d’essence, d’autres sont désormais contraints d’enfourcher leur vélo pour se déplacer. Non vitaux et encore moins néces­saires, les sports méca­niques passent au second plan en cette période de res­tric­tion de carburant. Surtout quand les moteurs carburent à plein régime…

Une annu­la­tion de dernière minute

Ce mardi après-​midi, la pré­fec­ture du Pas-​de-​Calais a demandé à l’organisation d’annuler le Beach Cross de Berck, une épreuve de moto-​cross qui se déroule, chaque année depuis 2004, sur la plage de Berck-​sur-​Mer. Du côté de l’organisation, qui depuis plusieurs semaines se démène pour préparer l’événement, c’est la com­pré­hen­sion qui domine : « Nous regret­tons pro­fon­dé­ment cette situation, mais nous sommes soli­daires des habitants du dépar­te­ment qui ont des dif­fi­cul­tés pour assurer leurs dépla­ce­ments au quotidien ». Pas moins de 640 pilotes inscrits et 60 000 spec­ta­teurs étaient attendus ce week-​end pour la première épreuve du Championnat de France des Sables.

Le Beach Cross voit une seconde édition annulée en trois ans, après la pandémie de Covid-​19 de 2020. © Julien Defrancq

Pour Sébastien Poirier, président de la Fédération Française de Moto, ce choix est avant tout une question de principe : « Nous nous devons d’être soli­daires devant les dif­fi­cul­tés que vivent les Français. Mais, soyons clairs, la consom­ma­tion de carburant des machines utilisées en sport moto n’a abso­lu­ment aucun impact, cela ne repré­sente rien. La décision de la pré­fec­ture est motivée par le fait que maintenir des com­pé­ti­tions de sports méca­niques serait poten­tiel­le­ment source d’incompréhension, voire de tensions pouvant générer des troubles à l’ordre public ».

Coup dur pour les commerçants

Plus que la com­pé­ti­tion sportive, c’est tout l’écosystème d’une telle course qui est impacté. Depuis l’annonce de l’annulation, les hôteliers et les res­tau­ra­teurs de la ville font face à une vague de rétrac­ta­tions aussi soudaine que néfaste pour leur chiffre d’affaires. Après le long tunnel traversé, lié à la situation sanitaire, ce nouveau couperet impact à nouveau le moral du petit monde de la moto. À l’aube de la nouvelle saison du Championnat de France des Sables, le président FFM se veut optimiste : « Le pire n’est jamais sûr, gageons d’une sortie de crise rapide et que celle-​ci, qui mal­heu­reu­se­ment aura laissé des traces, soit bientôt derrière nous ».

Sentiment partagé du côté des pilotes. Avec l’annonce du Président de la République et du probable retour à la normale en milieu de semaine prochaine, c’est vers Loon-​Plage que devraient se tourner les fans de deux roues, le 30 octobre prochain.

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

La salle de sport, miroir gros­sis­sant de notre société

On a tous une connaissance qui va « à la salle » chaque semaine, parfois tous les jours. Cet ami, c'est peut-être vous. Mais...

Un jour férié pour du football : une réalité

Ce mardi 31 mars ont eu lieu les barrages qualificatifs à la Coupe du Monde (11 juin - 19 juillet 2026). Le monde entier...

Briser la glace : le hockey féminin sort de l’ombre

Longtemps perçu comme un sport masculin, le hockey sur glace féminin connaît aujourd’hui un nouvel élan en France. Les joueuses des Corsaires de Dunkerque racontent, entre...