Manifestations spon­ta­nées dans le centre-​ville de Lille

Une odeur de bombe lacry­mo­gène traînait dans les rues du centre-​ville mardi dernier. En cause, des mani­fes­ta­tions sauvages d’étudiants pour protester contre la réforme des retraites. 

Des centaines de jeunes mani­fes­tants, déter­mi­nés, avaient envahi les rues de Lille pour défier les forces de l’ordre. Des scènes de chaos en plein cœur du centre-​ville et des mou­ve­ments de panique notable. 

La rue des Ponts de Comines, un carrefour aux allures de guet-apens

D’un bout à l’autre de l’artère du centre-​ville, les forces de l’ordre, boucliers et matraques à la main, ont bloqué une partie des mani­fes­tants. Une situation délétère qui a instauré une méfiance de la popu­la­tion alentour. 

Vers 21 heures, les mani­fes­tants ont fina­le­ment été pris au piège au croi­se­ment de la rue des Ponts de Comines et de la rue Faidherbe. Une scène choquante et virulente. Du jamais vue pour certains habitants, comme Constance : « Je suis ici depuis cinq ans. J’ai déjà connu beaucoup de mani­fes­ta­tions mais des scènes comme celles-​là, ça fait peur. Et ça ne donne pas envie de sortir de son appar­te­ment… » concède l’étudiante de 24 ans. 

Même son de cloche pour Aurélien et Marie, deux illois de passage dans la rue au moment des faits « On est là par hasard car nous revenons du res­tau­rant. On a hésité à passer, et on aurait mieux de ne pas nous aventurer dans les rues » déclare le couple.

Autre élément fort de la soirée, des cartons ont été brûlés rue Neuve (rue adjacente à la Grand Place). Faisant régner un air de désordre et créant des ras­sem­ble­ments de curieux. 

Des cartons ont été brulés rue Neuve. © Victor Demarcy

L’événement Séries Mania place Rihour a aussi été perturbé par les mani­fes­ta­tions. Cent cinquante étudiants avaient rejoint les rangs de cette mani­fes­ta­tion selon la pré­fec­ture de Police.

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