Après trois mois d’absence, la Formule 1 a repris ses droits ce week-end et l’attente en valait la peine. Sans plus de suspense, George Russell s’est imposé à Melbourne pour le premier Grand Prix de la saison 2026. Mercedes signe même un doublé avec Antonelli, deuxième. Derrière, les deux Ferrari de Leclerc et Hamilton confirment les espoirs des tifosi pour la suite de la saison.
Les tests de pré-saison à Barcelone et à Bahreïn n’avaient pas réellement dévoilé de grands favoris pour cette saison mais avaient donné quelques espoirs aux supporters, en particulier aux fans des rouges. Le premier week-end de course a été révélateur des véritables performances des écuries. Voici donc ce qu’il en est.
La fusée Mercedes
Discrète pendant la pré-saison, Mercedes avait bien préparé son coup. Les rumeurs sur les performances exceptionnelles du moteur de l’écurie allemande allaient bon train sans que personne ne puisse réellement savoir ce qu’il en était. Mais en Australie, les flèches d’argent se sont révélées surpuissantes. Le rythme de George Russell et de Kimi Antonelli était difficile à suivre pour les concurrents, même si les Ferrari sont restées dans la bataille jusqu’à la mi-course.

Il faut dire que les performances de ce moteur ont été hautement surveillées. En effet, les ingénieurs de l’écurie allemande avaient apparemment trouvé une faille dans le règlement pour exploiter à 100 % les performances du bloc moteur. Cela concerne la compression du moteur : celle-ci est mesurée à froid selon le règlement, mais si elle était mesurée à chaud, Mercedes serait en dehors des règles de la F1. Après les polémiques entre les écuries, la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile, ndlr) a décidé de modifier tardivement son règlement et de mesurer la compression du moteur à chaud, privant ainsi Mercedes de son avantage.
Un nouveau règlement
À la base de cette polémique autour du moteur Mercedes, il y a un changement de réglementation majeur qui concerne le moteur. La puissance des monoplaces vient maintenant à presque 50 % d’un moteur électrique et donc de batteries qu’il est nécessaire de recharger en roulant pendant la course. Les voitures ont aussi été rétrécies de près de 20 centimètres de long et de 10 centimètres de large afin de perdre au total 30 kilos et de les rendre plus maniables. Cela doit créer plus de spectacle en piste.

Ainsi, avec tous ces changements, on abandonne le DRS de l’année dernière (la possibilité de changer la position de l’aileron pour gagner de la vitesse en ligne droite, ndlr) au profit d’un mode « overtake » (dépassement en anglais) et d’un mode « boost » que Charles Leclerc a comparé au champignon dans Mario Kart pour faciliter les dépassements. Le nouveau règlement est déjà très critiqué parmi les fans de F1 car il impose, pour se battre en piste, de devoir freiner plus tôt dans les virages afin de recharger la batterie et de déployer plus de puissance lors des dépassements.
Une vraie bataille pour le titre ?
Si les espoirs d’une bataille jusqu’au dernier Grand Prix, comme en 2021, sont toujours possibles, certaines écuries semblent mieux parties que d’autres. À part Mercedes, Ferrari semble en bonne voie. Dans le paddock de F1, on dit que la marque au cheval cabré possède le meilleur châssis de la grille et pourrait concurrencer Mercedes. Difficile à dire, surtout si les flèches d’argent n’ont pas encore dévoilé toute la puissance de leur moteur. L’espoir de voir Lewis Hamilton remporter un huitième titre de champion du monde, ou Charles Leclerc décrocher son premier titre, est donc encore permis.

Côté McLaren, la déception est le mot d’ordre car les performances de l’année dernière n’ont pas encore été retrouvées. Pour Red Bull, c’est la fiabilité qui fait défaut pour l’instant au constructeur autrichien, car une seule des deux monoplaces a terminé la course dimanche.
A noter pour la suite de la saison, les Grand Prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite pourraient être annulés en raison des événements au moyen Moyen-Orient. La saison pourrait donc être plus courte que prévu. Contrepoint vous invite donc à suivre le reste de la saison de Formule 1. Ça tombe bien : le prochain rendez-vous, c’est ce vendredi pour le deuxième week-end de course, avec le Grand Prix de Chine dimanche à 8 h du matin.