Alors que le gouvernement n’annonce aucune nouvelle aide face à la hausse des prix à la pompe, le carburant pèse de plus en plus lourd sur le portefeuille des Français. À Lille, les personnes interrogées se disent désabusées.
Mardi 15 septembre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a écarté la possibilité d’une aide généralisée. A la station Intermarché de Lambersart, cette annonce ne rassure pas Machak, salarié dans l’agroalimentaire. « Rien ne va changer, […] Vu comme c’est parti, on va dépasser les 3 € le litre », craint-t-il. Dans le sud de la France, la contestation a commencé.
À Fos-sur-Mer et Sète, des pêcheurs ont bloqué un dépôt pétrolier pour protester contre la hausse des prix. Une mobilisation qui donne de l’espoir à Laeticia, employée dans une ferme et touchant le Smic : « J’espère que les possibles manifestations évoquées pourront amener une baisse, même si je n’y place pas grand espoir. » La hausse pèse sur son quotidien. « Aujourd’hui, c’est très compliqué de faire des loisirs et de faire plaisir à ses enfants », souligne-t-elle. Dominique, retraitée, pointe aussi les dif- ficultés liées au coût du carburant : « Il faut qu’ils baissent les taxes, notamment pour les petits retraités, c’est impossible de se déplacer » Face à cette hausse, Emmanuel Macron demande à son gouvernement une « totale mobilisation ».