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    TikTok : deux tendances qui interpellent

    Drôles, absurdes mais risquées ? Ces tendances popu­laires sur TikTok peuvent influen­cer les com­por­te­ments amoureux et sociaux des plus jeunes. Ces codes s’ins­tallent dans le quotidien des uti­li­sa­teurs, parfois au détriment de leurs relations. Zoom sur deux tendances qui abondent sur nos écrans.

    Sortir avec « Shrek » pour éviter les décep­tions ?  

    Fréquenter quelqu’un jugé « moins attirant » dans l’espoir d’obtenir plus de fidélité, de stabilité et de confort matériel. Voilà la promesse du « shrekking », qui a envahi TikTok ces derniers mois. Une logique inspirée de l’ogre vert de DreamWorks et de son histoire d’amour avec Fiona…mais bien éloignée du conte de fées. « J’ai vu passer des vidéos qui parlaient de ça. Pour avoir testé, ce n’est pas mieux. Baisser mes critères ne m’a pas servi, c’était presque pire » explique Margot, étudiante et uti­li­sa­trice de la pla­te­forme.  

    Pour le Docteur Desroseaux, psy­cho­logue, cette tendance peut mener à une dérive inquié­tante. « Le shrekking banalise l’idée qu’une relation peut être sécurisée par le calcul, en jouant sur l’apparence de l’autre mais cela installe une forme de méfiance pour le par­te­naire. Cette pratique entre­tient insé­cu­rité et frus­tra­tion. » 

    Les « per­for­ma­tive men », entre séduction et tromperie 

    Autre sujet de débat sur TikTok, les « per­for­ma­tive men » dont le hashtag cumule plus de 28 millions de vues sur l’application. Ces hommes adoptent une esthé­tique pro­gres­siste : entre tote bag, une tasse de thé matcha à la main droite et un livre féministe dans l’autre, ils se reven­diquent « décons­truits » et donc évi­dem­ment bien loin de cette mas­cu­li­nité toxique dénoncée sur les réseaux sociaux. Très vite, de nom­breuses uti­li­sa­trices de la pla­te­forme ont dénoncé cette mascarade qui serait sans convic­tion réelle. Julie, étudiante lilloise, confie qu’elle « voit de plus en plus de garçons adopter ce style et cette vibe dans les rues (…) ils doivent s’inspirer des tiktok qui mettent en valeur cette apparence pour attirer des femmes. » Toutefois, elle ajoute que « c’est très super­fi­ciel (…) j’ai des amis qui s’habillent comme ça et qui dans leur com­por­te­ment entre mecs sont loin d’être fémi­nistes ou engagés »  

    Le Docteur Desroseaux analyse : « ces com­por­te­ments sont consi­dé­rés comme « sédui­sants » car ils répondent à une attente légitime de certaines femmes de voir se déve­lop­per une mas­cu­li­nité plus ouverte et des hommes plus sains ». Il ajoute tout de même que « quand la per­for­mance remplace l’engagement, la déception peut être d’autant plus forte ».  

    Qu’il s’agisse de séduction, d’amour ou de style, ces phé­no­mènes montrent comment TikTok impose des scripts que les jeunes uti­li­sa­teurs rejouent méca­ni­que­ment. Le risque ? Confondre la tendance virale avec la réalité. « L’exposition constante à ces contenus crée un effet d’imprégnation. On finit par croire que ces com­por­te­ments sont naturels par cette dépen­dance aux écrans et aux réseaux sociaux », insiste le Docteur Desroseaux. Il peut s’avérer compliqué de garder un recul critique face à un flux inin­ter­rompu de contenus qui dictent, presque à notre insu, la manière d’aimer ou de ce comporter. 

    Qu’est-​ce que la mas­cu­li­nité toxique ?

    De manière générale, cela désigne un ensemble de com­por­te­ments et d’at­ti­tudes sté­réo­ty­pés, associés à une vision rigide de ce que signi­fie­rait « être un homme ». Ils valo­risent la force, la domi­na­tion, l’a­gres­si­vité et le rejet des émotions, tout en dénigrant ce qui est perçu comme propre à la femme.

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