Nouvel an chinois : une rencontre spi­ri­tuelle et culturelle

Pour fêter le Nouvel An chinois, l’association le Souffle du Tao a proposé plusieurs ateliers, notamment avec des arts martiaux, pour faire découvrir la culture chinoise et sa spi­ri­tua­lité aux habitants de Villeneuve d’Ascq. 

À l’occasion de la nouvelle lune, la cour de la Maillerie a célébré le Nouvel An chinois. À l’initiative de l’association le Souffle du Tao, les Villeneuvois se sont réunis ce samedi 17 février sous la couleur rouge. Dès le pas de la porte franchi, les visiteurs sont trans­por­tés en Asie pour fêter l’année du Dragon de bois. Des lumières ver­meilles associées aux musiques asia­tiques plongent la pièce dans une atmo­sphère zen. Parmi les visiteurs, les adhérents de l’association dénotent avec leur tenue tra­di­tion­nelle blanche d’arts martiaux. 

Une tradition spi­ri­tuelle qui touche tout le monde

L’association le Souffle du Tao est née à la sortie de la crise du Covid. Christophe Carta, président de l’association raconte que les habitants de Villeneuve d’Ascq avaient « un besoin important de se retrouver, de trouver une spi­ri­tua­lité tous ensemble ». Comme son nom l’indique, issu de la pensée taoïste chinoise, le souffle du Tao cor­res­pond à un souffle vital. « Dans le taoïsme, la vitalité est essen­tielle. Avec l’association, on pratique les arts martiaux pour veiller sur notre corps » explique le président, également pro­fes­seur diplômé de Tai-​chi-​chuan et de qi gong. Pour célébrer la nouvelle année, toutes les trente minutes, le silence se fait dans la salle pour laisser place à une démons­tra­tion de Tai-​chi-​chuan, avec des mou­ve­ments cir­cu­laires et assez lents. De l’autre côté de la salle, Mme Lin, d’origine chinoise, attend que sa cal­li­gra­phie sèche. Ravie de pouvoir fêter le Nouvel an chinois en France, elle raconte l’ampleur de l’événement en Chine : « C’est très grand ! Avec un immense repas, des danses, et surtout la couleur rouge, qui porte bonheur. »

Christophe Carta, président de l’association, dispense une séance de Tai-​chi-​chuan. © S. KRUMENACHER

Le lien indis­so­ciable que l’on possède avec la nature

Pour les adhérents, la médecine chinoise, dont les arts martiaux font partie, est un fil conduc­teur pour se sentir en harmonie avec son corps. Sophie se retrouve dans cette spi­ri­tua­lité, « que ce soit avec le tai-​chi-​chuan ou aux confé­rences aux­quelles nous avons pu assister, ce qui m’a marqué, c’est le lien indis­so­ciable que l’on a avec la nature. » Cet aspect essentiel de la pensée taoïste, majeure dans la culture chinoise, se retrouve dans les autres ateliers proposés. Que ce soit avec l’astrologie qui allie les pensées avec les actes, ou l’art du thé, consommé pour une bonne santé, « le corps et l’esprit ne font plus qu’un » explique Sophie. 

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