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    Au cinéma l’Univers, l’association Emancipation Culturelle projette des films déjà sortis en salles pour faire découvrir ou redé­cou­vrir des bijoux du 7e art. Avec ces soirées, l’association prône un cinéma plus acces­sible et des moments cha­leu­reux, que l’on soit cinéphile expé­ri­menté ou amateur débutant. Focus sur le bon plan du cinéma.

    Portée par Thibault Boudry et Kimson Chiv, l’association propose pour la troisième année des séances de cinéma à prix libre, accom­pa­gnées d’échanges autour des films projetés. Le but est donc de permettre à tous de pouvoir se rendre au cinéma, quel que soit son budget. L’association est née « d’un manque d’offre sur la métropole de films anciens en dehors des sorties récentes » explique Thibault Boudry, co-​président de l’association. « D’autres ciné-​clubs se créent et valo­risent les cinémas indé­pen­dants » continue Thibault qui se dit « content de ne pas être seul à faire vivre le patri­moine du cinéma ». 

    Un modèle fragile

    Organisateurs de ces séances, Thibault et Kimson redoublent d’efforts pour faire connaître l’association et attirer du monde en salle, en passant par « beaucoup de com­mu­ni­ca­tion sur les réseaux sociaux ». Ces séances ont évi­dem­ment un coût, notamment amorti par la buvette. « On s’est rendu compte qu’il n’y avait presque plus d’endroits à Lille où l’on peut passer une soirée cultu­relle avec un verre et un encas pour 10 euros » raconte Thibault. La buvette, où les boissons et les croque-​monsieur sont à très bas prix, offre des moments convi­viaux avant et après la pro­jec­tion du film. Ces prix bas ne sont possibles que parce que les orga­ni­sa­teurs sont bénévoles comme nous l’a confié Kimson Chiv. L’association réussit aujourd’hui à rentrer dans ses frais mais son budget reste serré. Le chiffre d’affaire de la buvette comble tout juste les droits de diffusion des films et la location du cinéma L’Univers pour les projections.

    Kimson Chiv et Thibault Boudry, les fon­da­teurs d’Emancipation Culturelle. ©Quentin Michelot

    À la fin de la séance, orga­ni­sa­teurs, amateurs de cinéma et curieux se ras­semblent pour débattre de leur ressenti et partager leurs impres­sions du film fraî­che­ment visionné. « Étant dans un quartier populaire, notre but n’est pas de rendre le cinéma élitiste mais de le rendre acces­sible à tous. On ne veut surtout pas avoir une approche pro­fes­so­rale » ajoute Thibault. « On voulait créer un temps pendant lequel les gens puissent discuter du film, ce qui n’est pas le cas dans les cinémas clas­siques. » Cinéphiles de tout âge et de toute catégorie sociale font de ces séances des moments convi­viaux et inter­gé­né­ra­tion­nels autour de films parfois méconnus

    La diversité comme mot d’ordre

    L’association explore dif­fé­rents genres ciné­ma­to­gra­phiques et met un point d’honneur à faire découvrir des films venus d’univers variés. « Le but de l’association est d’attirer toutes les ciné­phi­lies : que ce soient les fans de la Nouvelle Vague ou des amateurs de docu­men­taires, en passant par le très censuré cinéma Cambodgien » précise Thibault.

    L’iconique acteur américain Robert Redford étant décédé en septembre 2025, Émancipation Culturelle a voulu faire (re)découvrir un aspect plus discret de sa carrière ciné­ma­to­gra­phique lors de la séance du 17 novembre 2025. En effet, on connaît Robert Redford en tant qu’acteur mais peu en tant que réa­li­sa­teur. En son hommage, l’association a décidé de projeter « Et au milieu coule une rivière », un film dans lequel Robert Redford passe cette fois-​ci derrière la caméra. À travers une pieuse famille du Montana, le réa­li­sa­teur tisse la toile difficile des relations fami­liales et pater­nelles, et reflète la place des rêves au cœur du destin de chacun. Le spec­ta­teur est emporté par le courant de la vie, avec ses joies et ses douleurs. Le film offre une place par­ti­cu­lière à la nature et à ses couleurs. En proposant ce film, Émancipation Culturelle permet aux curieux de plonger dans un film à la fois émouvant et captivant.

    Mais la diversité est la devise de l’association. Ainsi, trois semaines après Robert Redford, c’est le cinéma de Park Chan-​Wook qui était mis à l’honneur avec la pro­jec­tion de « Mademoiselle ». L’occasion de plonger dans une sur­pre­nante et dérou­tante histoire de mensonges et de trahisons dans le Japon impérial. Les désirs des femmes y sont tout autant explorés que les fantasmes des hommes pour raconter l’histoire d’une femme dont tous les proches veulent s’emparer de la fortune. Si le film peut être troublant, il ques­tionne nos repré­sen­ta­tions et aborde magni­fi­que­ment la relation entre les femmes.

    On ne peut donc que vous conseiller de vous rendre aux pro­chaines séances orga­ni­sées par l’association Emancipation Culturelle pour y découvrir « Soy Cuba » de Mikhaïl Kalatozov le 19 janvier et « Les glaneurs et la glaneuse » d’Agnès Varda le 2 février.

    Informations pratiques

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