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    Clément Corselle, déjà chef d’entreprise à 19 ans !

    À seulement 16 ans, Clément Corselle s’est lancé dans une incroyable aventure : créer son entre­prise. Cela faisait alors de lui le plus jeune entre­pre­neur de France. Il est aujourd’hui directeur général et fondateur de Digicomarket, une société de marketing digital visant à déve­lop­per la com­mu­ni­ca­tion des entre­prises. Presque 3 ans plus tard, il revient sur son parcours et nous partage son quotidien.

    Tout d’abord, quel est ton parcours ? Comment en es-​tu arrivé là ?

    « Pour ce qui est de mon parcours scolaire, j’ai fait une première et une terminale STMG. Après, j’ai commencé un DUT TC (tech­niques de com­mer­cia­li­sa­tion) à Roubaix. À cause de mon projet pro­fes­sion­nel, je n’avais plus le temps pour les études donc j’ai décidé d’arrêter en décembre 2021. Depuis, je me suis lancé à 100% dans ma boîte : Digicomarket. »

    Peux-​tu nous expliquer le concept de Digicomarket ?

    « Digicomarket, c’est une entre­prise que j’ai créée en octobre 2020. C’est une agence de marketing 360 qui vise à accom­pa­gner les indé­pen­dants, les petites et moyennes entre­prises à déve­lop­per leur communication. »

    Comment as-​tu eu l’idée de te lancer dans le marketing digital ?

    « À 14 ou 15 ans, j’avais créé un site internet où je faisais de l’affiliation, c’est-à-dire que je mettais en relation des marques et des clients. Ce site-​là n’avais pas du tout marché. Mais je l’avais montré à quelques personnes qui m’ont poussé à proposer des sites pour les entre­prises. C’est à ce moment là que j’ai découvert le marketing digital. »

    Au moment de créer ton entre­prise, comment as-​tu fait ?

    « Je me suis formé tout seul. Je me suis prin­ci­pa­le­ment aidé de livres, de vidéos et d’ar­ticles qu’on peut trouver sur internet. Il n’y a pas besoin d’avoir fait de longues études pour lancer sa boîte. Bien sûr, les grandes écoles donnent les bases et per­mettent de mieux aborder certains problèmes. Mais je pense qu’on peut toujours se débrouiller seul. »

    Est-​ce que c’est simple de créer son entre­prise aujourd’hui en France ?

    « Moi j’ai une situation par­ti­cu­lière. J’avais 16 ans quand j’ai lancé mon projet donc ça été un peu compliqué au niveau de l’URSAFF. Ça été long mais ça a marché. »

    Tu as même envoyé une lettre à Bruno Lemaire pour qu’il favorise l’entreprenariat chez les jeunes. Pourquoi c’est important pour toi que de plus en plus de jeunes lancent leur boite ?

    « Je reçois des dizaines et des dizaines de messages de personnes qui veulent lancer leur boîte et qui galèrent avec leurs démarches. C’est vrai que c’est très compliqué quand tu es mineur ou jeune d’être au courant de tout. J’essaie de mettre en place des dis­po­si­tifs avec le gou­ver­ne­ment pour faciliter les démarches et accom­pa­gner un peu plus les jeunes. »

    Aujourd’hui est-​ce que tu arrives à en vivre ?

    « Oui aujourd’hui je suis à 100% consacré à mon entre­prise. J’ai un salaire fixe depuis plus d’un an. Cela me permet d’avoir une vraie stabilité. »

    Quels sont les incon­vé­nients d’être son propre patron ?

    « Parfois c’est compliqué parce qu’il y a des mois avec énor­mé­ment de clients et d’autres beaucoup moins, donc on se remet tout le temps en question. Il faut tout le temps rester motivé et garder la même énergie. »

    Est-​ce que tu arrives quand même à avoir une vie étudiante en parallèle de ton travail ?

    « C’est vrai que je n’ai pas la même vie que 90% des jeunes de mon âge. Je me suis toujours senti un peu décalé. Je n’ai pas eu le choix que de faire une croix sur ma vie étudiante. J’ai voulu mettre la priorité sur mon projet. Mais je sors de temps en temps, j’ai quand même une vie sociale à côté. »

    Est-​ce que la boite tourne comme tu l’imaginais ?

    « En mars 2022 on est passé sous le statut de société. Pour l’instant on n’a pas fait une année comptable complète. On a dû pas mal investir pour déve­lop­per la start up. Aujourd’hui on est 15 à tra­vailler dans l’entreprises. On a ouvert une deuxième agence à Montréal. Ça a été très coûteux et très long mais là on commence à en voir le bout. »

    Quel est l’avenir de Digicomarket ? Est-​ce que tu as des projets futurs ?

    « Les projets futurs dans un premier temps ça va être de ren­ta­bi­li­ser les inves­tis­se­ments. Et puis ensuite d’essayer de se faire connaître en France, de devenir une référence pour la création de site web. Et après pourquoi pas se déve­lop­per en Europe. Mais on ne veut pas brûler les étapes. On grandit à notre vitesse et ça nous va très bien pour l’instant. » 

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