Plus

    Derniers articles

    Lille : le Nouvel An lunaire est de plus en plus populaire

    Lanternes, danses et spécialités asiatiques ont animé Lille pour...

    Ces influen­ceurs lillois qui cartonnent

    De « scroll » en « scroll », jusqu’à...

    À Mouscron, on débranche les écrans pour rallumer l’imaginaire

    Ce week-​end à Mouscron, en Belgique, le Wi-​Fi a été volon­tai­re­ment coupé afin de permettre de se recon­nec­ter aux autres. Pendant deux jours, le salon Le Portail de l’Imaginaire a ouvert ses portes à celles et ceux qui préfèrent lancer des dés plutôt qu’une appli­ca­tion web.

    Laurent Kesteloot, membre de l’association Terra Geeka. ©Maxence Brillant

    Le fan­tas­tique comme moyen d’évasion

    Dans les allées, dragons, sorciers et héros de mondes ima­gi­naires sont omni­pré­sents. Un choix loin d’être anodin. Pour Laurent Kesteloot, membre de l’association Terra Geeka, qui initie petits et grands aux jeux de rôle, ces univers répondent à un besoin pro fond. « Quand on regarde le monde tel qu’il est actuel­le­ment, avec un contexte géo politique assez craintif, on a besoin de s’évader, de fée rie. Le fan­tas­tique permet d’aller ailleurs. » Le jeu de rôle impose la rencontre, l’écoute, la coopé­ra­tion. « Il développe l’imaginaire, le pouvoir de construc­tion, mais aussi la soli­da­rité et l’empathie. Les joueurs incarnent quelqu’un qui n’est pas eux. Ils apprennent des mots, des noms, une culture. »

    Sullivan Martens et David Devrisere, orga­ni­sa­teurs de l’événement ©Maxence Brillant

    Quand le jeu redevient un lien social

    À l’origine du salon, une ini­tia­tive locale. « La Maison de jeunes de Mouscron est venue nous chercher parce que des jeunes avaient créé leurs propres jeux de société et de rôle. Ils en ont conçu huit et se sont demandé comment les présenter au public », racontent les orga­ni­sa­teurs, Sullivan Martens et David Devrisere. Le Portail de l’Imaginaire naît ainsi comme vitrine avant de devenir un rendez-​vous attendu. Et le public répond présent à chaque édition : « On est étonnés et épatés de voir que ça continue, et sur tout que des personnes âgées s’y inté­ressent. » Loin de l’image longtemps cantonnée à un milieu « geek », le jeu de société change de statut. La période du Covid a servi de tremplin, forçant des familles entières à redé­cou­vrir le plaisir de jouer ensemble. « Il y a ce côté social, physique. L’idée que les familles jouent entre elles, sans téléphone, sans console. Aujourd’hui, l’intérêt est beaucoup plus large. On sent un vrai chan­ge­ment de mentalité. »

    Transmettre le goût du jeu

    Ce retour au jeu en réel se joue aussi dans la trans­mis­sion aux plus jeunes. Chloé Delgrange, scoute depuis ses six ans et ani­ma­trice des Éclaireurs (12−16 ans), voit dans les jeux de société un outil éducatif. « On a décidé de faire découvrir des jeux aux scouts, et les enfants étaient contents de tomber sur des jeux qu’ils n’auraient jamais connus autrement. » Elle insiste sur l’importance de partager cette culture : « Ça développe leur curiosité, leur manière de réfléchir, sans écrans. Ils découvrent des gens, de nouvelles choses. »développe leur curiosité, leur manière de réfléchir, sans écrans. Ils découvrent des gens, de nouvelles choses. »

    Le top 4 des jeux de société :

    • 4 : Trio : Trio est un jeu familial à partir de 7 ans. L’objectif est de déduire quels numéros sont dans les mains adverses et sur la table. Prix de 13 euros.
    • 3 : Odin : Odin est un jeu d’ambiance et de défausse familial pour 2 à 6 joueurs dès 7 ans. Prix : 12 euros.
    • 2 : Skyjo : Skyjo est un jeu de cartes dont l’objectif des joueurs est d’obtenir le plus petit score à la fin de la partie qui se joue en plusieurs manches et à partir de 8 ans. Prix : 15 euros.
    • 1 : Flip 7 : Dans Flip 7 l’objectif est d’accumuler les cartes au fil des tours pour gagner des points. Mais attention lorsque vous recevez un numéro que vous avez déjà, vous perdez tout. Prix : 14 euros.

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux...

    À Lille, des com­mer­çants qui souffrent et des clients de plus en plus rares

    Depuis début 2026, de nombreux commerces lillois ont fermé...

    Suppressions de postes : ensei­gnants et élèves mobilisés devant le rectorat de Lille

    Mercredi 11 février, enseignants, parents et élèves se sont...

    Contrepoint n°43

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux sociaux sera fermé aux moins de 15 ans. Pensée comme une réponse aux inquiétudes sur...

    Suppressions de postes : ensei­gnants et élèves mobilisés devant le rectorat de Lille

    Mercredi 11 février, enseignants, parents et élèves se sont rassemblés devant le rectorat de Lille. En cause : la suppression de 412 postes à...

    Plan contre l’in­fer­ti­lité : un tournant pour les parents

    Pour la première fois depuis 1945, la France compte plus de décès que de naissances. Face à ce déclin démographique, le Ministère de la...