Plus

    Derniers articles

    De Starman à Stargirl : l’ascension d’une figure du drag lillois

      À bientôt 26 ans, Stargirl s’impose sur la scène...

    En plein cœur de Wazemmes, une salle d’escrime bien cachée

    Alors que la place du sport se réduit encore...

    « C’est comme jouer au loto » : la folie des « Too good to go »

    On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. La carte inter­ac­tive de l’application affiche toutes les enseignes qui proposent ces « paniers surprises ». On choisit ce qui nous attire le plus et on passe commande sans savoir ce qu’on trouvera en ouvrant la boîte. Plein d’expectatives, on se rend alors sur place pour récupérer notre achat fait à l’aveugle. Qui aurait cru qu’une simple commande d’invendus pouvait être aussi excitante qu’un jeu de hasard ?

    C’est là tout le concept qui fait la notoriété des Too Good to go. Il y a main­te­nant dix ans, cette appli­ca­tion anti-​gaspillage voyait le jour au Danemark. Aujourd’hui, il est rare de croiser quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de ces « paniers surprises » que l’on achète à prix réduit en fin de journée.

    Tout est dans le nom

    Littéralement « trop bon pour partir », c’est ainsi que se traduit le nom de la première appli­ca­tion au monde utilisée pour la revente ali­men­taire. Leur succès s’explique très sim­ple­ment. « Tout le monde s’y retrouve et en profite, c’est ça le génie de la démarche » souligne Adam, 32 ans.

    Grâce à leur présence sur l’application, les commerces de toutes sortes peuvent écouler leurs invendus et excédents de pro­duc­tion en les mettant à la vente à petit prix. Les consom­ma­teurs y gagnent également en éco­no­mi­sant sur leur ticket tout en s’offrant des produits de qualité.

    « J’ai l’impression de faire une bonne action à chaque fois, pour la planète, mon porte-​monnaie et les commerces » explique Héléna, 27 ans avec beaucoup d’enthousiasme. En effet, cette ini­tia­tive permet de réduire le gas­pillage ali­men­taire qui augmente chaque année et l’impact envi­ron­ne­men­tal de l’accumulation de déchets.

    Pour le porte-​monnaie et l’estomac

    C’est en croisant Fred, SDF de 42 ans qu’on découvre un autre aspect de cette appli­ca­tion. « Quand je demande aux gens de faire un panier pour moi, ils disent souvent oui quand je dis le nom de l’appli, c’est pas cher et il y en a beaucoup. » L’un des points forts qui aide à la réussite de Too Good to go, c’est aussi le prix de ses « paniers surprises ». Ceux-​ci sont souvent entre trois et cinq euros pour une moyenne de quatre produits dans la boîte.

    Les invendus de la journée sont plus faci­le­ment écoulés, les com­mer­çants limitent leurs pertes et se font une marge sup­plé­men­taire sur ce qui aurait dû partir à la poubelle. Les quantités sont souvent plus impor­tantes car le but ici est d’être rentable et de fidéliser une clientèle qui reviendra par la suite dans l’enseigne. « Je suis venue une fois un midi et depuis je fais avec l’appli deux à trois fois par mois, c’est un petit plaisir qui me revient moins cher et j’ai toujours des restes » s’exclame Olive, 23 ans.

    Une surprise dans un jeu du hasard

    L’application qu’on retrouve aujourd’hui dans 16 pays, c’est aussi et surtout une grande variété de par­te­naires. Il y en a toujours pour tous les goûts si on en croit les consom­ma­teurs. « On peut prendre dans un res­tau­rant comme dans un super­mar­ché, même les fleu­ristes le font » explique Richard, 39 ans, en fin connaisseur.

    Avec une telle palette, Too Good to go permet à chacun d’y trouver son compte et de bien faire ses comptes sans se ruiner. Que ce soit pour un petit plaisir à une adresse ou on ne va jamais où dans un super­mar­ché quand la fin de mois approche et menace les derniers euros qui nous restent, l’application fait des heureux.

    « Nous on y va pour la surprise, le côté impré­vi­sible de la commande » relate Caroline, 33 ans et sa fille Perle, 10 ans. C’est aussi ça qui fait le succès du site danois qu’on retrouve aujourd’hui sur plusieurs conti­nents. On ne sait pas ce qui sera dans le panier, c’est « trop bon pour partir » et on a qu’une hâte c’est de s’enfuir avec pour l’ouvrir chez soi. « J’y vais une fois par mois et c’est comme jouer au loto » compare Dany, 25 ans.

    On y va sans savoir à quoi s’attendre, parce qu’on veut se faire plaisir ou moins dépenser quand les derniers jours du mois se font sentir. On y retourne ensuite parce que ça nous a plu, que la quantité de produits est avan­ta­geuse et le goût était au rendez-vous.

    Depuis dix ans Too Good to go a séduit grâce à son modèle anti-​gaspillage, sa pro­tec­tion de l’environnement et sa démarche bénéfique pour tous. Mais aussi, et pro­ba­ble­ment surtout, parce que les surprises, c’est ce qui plaît à beaucoup.

    Bons baisers du Brésil

    Samba  ! Le jour de la Saint-Valentin, Lucas Pinheiro...

    L’envolée de Violette Braun sur la glace de Milan-Cortina

    Un battement de cils et elle semble déjà si...

    Contrepoint n°42

    Toutes ces per­tur­ba­tions de cir­cu­la­tion valaient le coup : le nouveau métro enfin à Lille, sur la ligne 1

    Après plus de dix ans d’attente et de travaux, les premières rames de 52 mètres sont entrées en service ce week-end. C’est une date que...

    Transfrontaliers : à quelques kilo­mètres de la France, mais à des heures de distance

    Créée en 2008 pour faciliter la coopération transfrontalière, l’Eurométropole Lille–Courtrai–Tournai peine encore aujourd’hui à répondre aux besoins quotidiens des habitants, comme nous l’explique deux...

    Applications de rencontre : les jeunes de moins en moins séduits ?

    Tinder, Hinge, Bumble… Les applications de rencontre se sont imposées comme la promesse de relations faciles, séduisant d’abord les 18–24 ans. Mais depuis quelques...