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    Toutes ces per­tur­ba­tions de cir­cu­la­tion valaient le coup : le nouveau métro enfin à Lille, sur la ligne 1

    Après plus de dix ans d’attente et de travaux, les premières rames de 52 mètres sont entrées en service ce week-end.

    C’est une date que les usagers du métro lillois atten­daient depuis longtemps. La Métropole Européenne de Lille a offi­cia­lisé la mise en service du nouveau métro de Lille le 14 février 2026, marquant l’arrivée tant espérée des premières rames de 52 mètres, deux fois plus longues que les actuelles. Une étape majeure dans la moder­ni­sa­tion de la ligne 1, longtemps marquée par des inter­rup­tions de trafic et des essais tech­niques à répétition.

    Conçues par Alstom, ces nouvelles rames dites « Boa », en confi­gu­ra­tion entiè­re­ment ouverte et sans cloison, per­met­tront une cir­cu­la­tion fluide des voyageurs à l’intérieur du train. Plus longues, plus larges et plus hautes, elles incarnent un métro plus moderne, plus confor­table et plus accessible.

    « Les rames de 52 mètres, contre 26 pour les anciennes, per­mettent d’augmenter la capacité du métro de 50 %. Elles sont plus lumi­neuses, plus contem­po­raines et mieux adaptées aux personnes à mobilité réduite », souligne Frédéric Wiscart, président d’Alstom France. Actuellement en phase de tests sur la ligne 1, leur mise en service com­mer­ciale est désormais confirmée.

    Un premier voyage com­mer­cial très attendu

    Le premier voyage com­mer­cial d’une rame de 52 mètres est prévu le samedi 14 février, au départ de la station 4‑Cantons, après une inau­gu­ra­tion organisée à 10 heures au garage-​atelier où plusieurs rames sont stockées depuis des années. Cinq rames cir­cu­le­ront dès cette première journée, en com­plé­ment des métros actuels de 26 mètres, afin d’augmenter la fréquence des passages.

    Selon Franck Garçon, directeur d’Ilévia, le déploie­ment se fera pro­gres­si­ve­ment : une quinzaine de rames de 52 mètres seront en cir­cu­la­tion à l’issue du premier mois, avec un objectif de 42 rames d’ici 2028, si le calen­drier est respecté. La toute première rame ne circulera toutefois pas dès l’ouverture de la ligne le matin même, mais quelques heures plus tard, un détail mineur après plus de dix ans d’attente.

    Des essais grandeur nature avant l’autorisation finale

    Afin de préparer cette mise en service, la ligne 1 a été tota­le­ment inter­rom­pue le temps d’un week-​end pour permettre des essais complets dans des condi­tions proches de l’exploitation réelle. Jusqu’à 30 rames, anciennes et nouvelles confon­dues, ont circulé simultanément.

    Ces tests, menés par Alstom, visent à finaliser les réglages tech­niques et à compléter les dossiers néces­saires à l’obtention de l’autorisation d’exploitation par les services de l’État. À cette occasion, le président de la Métropole Européenne de Lille s’est rendu sur place pour visiter une rame et saluer le travail des équipes mobilisées.

    Plus de capacité, plus de confort, plus de durabilité

    Composées de quatre voitures inter­con­nec­tées, les nouvelles rames offriront une expé­rience de voyage pro­fon­dé­ment renouvelée :

    • +50 % de capacité, avec 320 passagers contre 216 aujourd’hui ;
    • Quatre espaces dédiés aux personnes à mobilité réduite ;
    • Des inté­rieurs plus lumineux, plus spacieux et entiè­re­ment circulants ;
    • Une infor­ma­tion voyageurs enrichie grâce à des écrans mul­ti­mé­dias et à la vidéo­pro­tec­tion en temps réel ;
    • Un éclairage LED adaptatif et un freinage élec­trique à récu­pé­ra­tion d’énergie, pour une exploi­ta­tion plus économe et durable.

    Ces rames marquent une avancée majeure dans la moder­ni­sa­tion du réseau métro­po­li­tain, avec un objectif clair : rendre les dépla­ce­ments plus fluides, plus sûrs et plus agréables.

    Une moder­ni­sa­tion longue et coûteuse, mais bientôt achevée

    La moder­ni­sa­tion de la ligne 1, ini­tia­le­ment prévue dès 2016, aura connu de nombreux retards. Vendu en 2012 pour 266 millions d’euros, le système Fluence incluait déjà l’acquisition de 27 rames de 52 mètres. Les dif­fi­cul­tés tech­niques ont entraîné des surcoûts impor­tants pour Alstom et des relations tendues avec la Métropole, qui a obtenu en com­pen­sa­tion des royalties sur chaque vente du système à d’autres réseaux.

    Aujourd’hui, les prin­ci­pales dif­fi­cul­tés semblent derrière. Certaines rames sont stockées depuis 2019, d’autres sont en cours de livraison, la pro­duc­tion ayant repris. D’ici janvier 2028, toutes les rames de 52 mètres devraient avoir remplacé les anciennes, accom­pa­gnées des travaux d’adaptation des quais.

    Après plus de douze ans d’attente, Lille semble enfin voir le bout du tunnel. Reste à espérer que ce nouveau calen­drier soit, cette fois, le bon.

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