Vente de colis mystères à Lillenium : rien à perdre, tout à gagner ?

Du 17 au 20 janvier, le centre com­mer­cial Lillenium a été le théâtre d’une expé­rience unique proposée par Destock Colis : une vente de colis mystères suscitant l’en­thou­siasme des par­ti­ci­pants. Plus de 20 tonnes de paquets perdus, non dis­tri­bués ou non réclamés, ont été mis en vente au kilo pendant 4 jours.

Un concept simple et intriguant

Pour 14€ le kilo, les par­ti­ci­pants avaient l’op­por­tu­nité d’ac­qué­rir des colis sans pouvoir les ouvrir, laissant planer le mystère sur le contenu. Avec une valeur estimée entre 5€ et 25€, chaque colis repré­sen­tait une incer­ti­tude excitante. Les espaces de vente étaient répartis entre le premier étage, réservé aux membres du programme fidélité, et le rez-​de-​chaussée, acces­sible à tous.

Affiche apposée sur la vitrine de vente, pré­sen­tant le tarif pour 10kg de colis. ©Stessy Robert

Le phénomène Destock Colis

Destock Colis, ins­ti­ga­teur de cet événement, propage cette nouvelle tendance dans de nom­breuses villes fran­çaises. Pour Lille, il s’agissait de la première édition. Selon l’or­ga­ni­sa­teur, des gadgets tech­no­lo­giques dernier cri pour­raient se dis­si­mu­ler dans certains de ces mys­té­rieux colis. Cependant, subsiste la question cruciale : cette expé­rience en vaut-​elle vraiment la peine ? Afin d’en juger par nous-​mêmes, nous avons décidé de nous rendre sur place lors du dernier jour de vente, le samedi 20 janvier, pour un reportage immersif révélant les décou­vertes des acheteurs.

File de personnes attendant l’ou­ver­ture de la vente de colis le samedi 20 janvier au matin. ©Stessy Robert

Des chasseurs de trésors et leurs stra­té­gies audacieuses

Dès l’ou­ver­ture à 10h, une file d’attente impa­tiente s’étirait devant l’entrée, les plus déter­mi­nés étant arrivés depuis 9h pour dénicher les pépites en premier. Les stra­té­gies des clients étaient variées : toucher, secouer et écouter les bruits des colis, pri­vi­lé­gier ceux plus lourds dans l’espoir de trouver des trésors high-​tech. Cependant, nombreux étaient les colis mous, pro­ba­ble­ment du textile, moins prisés. Les par­ti­ci­pants devaient aussi se salir les mains, les codes-​barres et les infor­ma­tions du colis étant déli­bé­ré­ment recou­verts de feutre noir afin de ne rien divulguer.

Cet homme tente de deviner le contenu de ce colis. ©Stessy Robert
Les mains se salissent à force de fouiller parmi les colis. ©Stessy Robert

« Veuillez ne pas déchirer les emballages »

Des cartons géants regor­geant de colis, des tables débor­dantes également. Pourtant, à chaque ajout de nouveaux colis, une ruée s’en­sui­vait, avec de nom­breuses personnes se pré­ci­pi­tant pour s’emparer du meilleur lot. En dépit de l’ex­ci­ta­tion ambiante, une règle impé­ra­tive devait être observée : ne pas déchirer l’emballage. Une consigne qui, mal­heu­reu­se­ment, n’était pas toujours respectée à la lettre dans cette quête fré­né­tique du colis idéal.

La salle de vente de l’é­vé­ne­ment. ©Stessy Robert
Entassement des colis sur une table, certains sont entrou­verts. ©Stessy Robert

L’ouverture des colis : entre décep­tions et bonnes surprises

Afin de savoir ce que ren­fer­maient ces colis, nous avons inter­viewé les chasseurs de trésors à leur sortie de la vente. Pour Marine et Emma, la première ouverture des colis a été quelque peu décevante, avec prin­ci­pa­le­ment des vêtements, dont une robe noire qui ne cor­res­pon­dait pas du tout à leur taille. Jérémy, de son côté, est ressorti avec un colis intrigant et imposant, ren­fer­mant un vaste tapis. Comme beaucoup d’autres, ces cher­cheurs déballent leurs colis immé­dia­te­ment après l’achat, juste devant le magasin, impa­tients de découvrir s’ils ont décroché le gros lot.

Ouverture du premier colis pour Marine et Emma : une robe noire. ©Stessy Robert
Ouverture du premier colis pour Jérémie : un tapis. ©Stessy Robert

Notre verdict sur cette expé­rience des colis mystères

Naturellement, nous avons également tenté l’ex­pé­rience pour vous. J’ai per­son­nel­le­ment choisi trois paquets au hasard, dépensant seulement 16€. Verdict : l’un ren­fer­mait une doudoune, l’autre un sac à main, et le dernier, un maillot de bain. En termes de coût, les colis sem­blaient donc plutôt rentables. De plus, même si certains articles ne faisaient pas mouche, de nombreux acheteurs nous ont confié par­ti­ci­per à ces ventes dans l’optique de revendre leur contenu à un prix plus élevé sur des pla­te­formes comme Vinted ou Leboncoin, une pratique qui se répand de plus en plus, et per­met­tant de réaliser des profits. Ainsi, il n’y avait rien à perdre, mais tout à gagner. 

Ces trois petits paquets ren­ferment une doudoune, un sac à main et un maillot de bain. ©Stessy Robert

Enfin, après avoir interrogé l’organisation, la date du retour de cet événement à Lille reste inconnue.

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