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    Viol : Le non-​consentement enfin inscrit dans la loi 

    Mercredi 29 octobre, le Parlement français a adopté l’ajout de la notion de non-​consentement dans la défi­ni­tion pénale du viol et des agres­sions sexuelles. Une réforme qui rapproche la France de ses voisins européens.

    Une réforme légis­la­tive attendue depuis longtemps 

    Jusqu’à présent, le viol était défini dans le Code pénal comme « toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise ». Pour obtenir une condam­na­tion, le parquet devait prouver l’intention de violer. La nouvelle for­mu­la­tion introduit désormais le critère du consen­te­ment : « tout acte sexuel non consenti » sera juri­di­que­ment considéré comme un viol ou une agression sexuelle. 

    Le texte précise que le consen­te­ment doit être « libre et éclairé, spé­ci­fique, préalable et révocable ». Il indique également qu’«Il n’y a pas de consen­te­ment si l’acte à caractère sexuel est commis avec violence, contrainte, menace ou surprise », qu’«il est apprécié au regard des cir­cons­tances » et qu’«il ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime ». 

    Pour Marie, 27 ans, chargée de travaux dirigés en droit pénal à l’université, cette évolution est essen­tielle : « C’est une étape impor­tante dans l’évolution de la loi française. Elle permet enfin de mettre le consen­te­ment au cœur de la défi­ni­tion du viol, et non seulement la violence ou la contrainte. » Selon elle, cette réforme « devrait faciliter le travail des magis­trats et donner davantage de lisi­bi­lité au droit pour les victimes. » 

    Entre consensus légis­la­tif et débats fémi­nistes 

    La pro­po­si­tion, portée par les députées Marie-​Charlotte Garin (Écologiste) et Véronique Riotton (Renaissance), a été adoptée au Sénat avec 327 voix pour et 15 abstentions. 

    Cependant, le débat autour du consen­te­ment divise certaines sphères fémi­nistes. Pour Sophie, 29 ans militante asso­cia­tive, « le concept de consen­te­ment était déjà implicite dans la loi. La modi­fi­ca­tion pourrait rendre le texte plus ambigu et laisser place à des incer­ti­tudes. » 

    L’affaire de Gisèle Pelicot, victime de viols en 2024, a largement contribué à déclen­cher cette réforme. Le procès de son ex-​mari et de cinquante autres hommes, reconnus coupables, avait révélé une « zone grise » juridique. Certains accusés plai­daient non coupables en affirmant qu’ils pensaient que la victime était endormie ou qu’il s’agissait d’un jeu. 

    Pour Léa, 26 ans, victime d’agression sexuelle et membre d’une asso­cia­tion de soutien, cette cla­ri­fi­ca­tion est cruciale : « Mettre le consen­te­ment au centre de la loi envoie un message fort. Aucun acte sexuel non consenti n’est tolérable. C’est un pas vers plus de justice et de pro­tec­tion pour les victimes. » 

    Avec cette réforme, la France rejoint plusieurs pays européens dans la recon­nais­sance explicite du consen­te­ment dans la défi­ni­tion du viol. Mais si la loi évolue, le débat sur son appli­ca­tion et son inter­pré­ta­tion reste ouvert, rappelant que le chemin vers une pro­tec­tion totale des victimes est encore en cours. 

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