Les rugissements de moteurs résonnent désormais à Saint-André-lez-Lille. Depuis deux mois, les amateurs d’adrénaline se pressent chez « Sweet’n’Race », un tout nouveau centre de simulation automobile.
À 28 ans, Raphaël Robyn a décidé de transformer sa passion en une expérience immersive accessible à tous. Il y a environ deux mois, ce jeune entrepreneur a ouvert les portes de « Sweet’n’Race », à Saint-André-lez-Lille, un centre de simulation automobile (sim-racing) conçu pour faire tomber la frontière entre le virtuel et la piste. Le concept est simple mais redoutablement efficace : proposer au grand public la location de simulateurs de course haut de gamme pour des sessions de 15, 30 ou 45 minutes. Son objectif est clair : offrir une véritable immersion et un plaisir de pilotage authentique, permettant à n’importe qui de se glisser dans la peau d’un pilote professionnel le temps d’une course.
Démocratiser une pratique hors de prix
Loin des simples bornes d’arcade, l’établissement mise sur l’immersion totale avec des sessions de 15 à 45 minutes sur cinq machines professionnelles, dont un dynamique montées sur vérins. « Le dynamique va venir bouger en même temps que la voiture, explique le jeune gérant. La base du volant a plus de force mais elle est aussi plus précise, donc on a un meilleur feeling.» L’objectif premier de Sweet’n’Race est clair : briser la barrière de l’argent. Le « sim-racing » à haut niveau exige un matériel de pointe (pédalier hydraulique, volant à retour de force, châssis rigide) dont le coût est souvent prohibitif pour un particulier. Le centre rend cet équipement accessible à tous, sans distinction.

D’ailleurs, le simulateur s’adapte à tous les gabarits : la seule contrainte est de mesurer au minimum 1,30 m pour pouvoir atteindre les pédales confortablement. Le lieu a été pensé pour créer une véritable communauté, avec l’organisation de défis chronométrés mensuels (le « Time Attack ») et la possibilité de s’affronter entre amis en réseau local sur une quarantaine de circuit dans le monde entier avec plus de 700 voitures différentes. « L’idée, c’est de rendre la course accessible à travers la simulation.»
D’expert automobile à entrepreneur
Derrière ce projet, Raphaël Robyn est avant tout un passionné de voitures. Son parcours l’orientait d’abord vers un autre pan de la filière. « De base, j’ai fait mes études là-dedans, j’étais expert automobile », raconte-t-il. S’il confie avoir eu « depuis tout jeune la fibre un peu entrepreneuriale », son idée initiale était d’ouvrir un atelier de préparation automobile. Un projet finalement abandonné face aux réalités du marché : « Au vu de la tournure en France par rapport à cet aspect, l’idée a un peu avorté, je n’avais pas envie de lancer un truc voué à l’échec.»
Contraint de revoir ses plans, le Nordiste a alors cherché d’autres concepts pendant un long moment, sans jamais vraiment trouver « le bon feeling ». C’est en observant l’évolution du monde de la course virtuelle, un milieu qu’il connaissait déjà qu’il a finalement le déclic. « Il y a un gros engouement en ce moment sur l’e‑sport automobile », constate le jeune homme. Conscient que rouler sur un véritable circuit reste « un Graal » qui « coûte extrêmement cher dans la vraie vie », il décide de se tourner vers la simulation. Si cette technologie permet de démocratiser le pilotage, elle reste onéreuse lorsqu’on souhaite s’équiper de matériel professionnel à domicile.