Moins de voitures, plus de vélos : Lille change de rythme

Les grandes villes connaissent un essor de l’utilisation fréquente du vélo et ce pour plusieurs raisons. Coût des trans­ports, écologie, vitesse de dépla­ce­ment, tant de motifs qui expliquent pourquoi le cyclisme prend de plus en plus de place dans nos vies.

Dans la capitale des Flandres, le vélo s’impose pro­gres­si­ve­ment comme un moyen de transport incon­tour­nable dans les dépla­ce­ments du quotidien. Dans un contexte où la tran­si­tion éner­gé­tique et les pré­oc­cu­pa­tions de santé publique prennent une place crois­sante, la pratique du cyclisme urbain séduit de plus en plus d’habitants.

Un transport bon pour la santé, mais pas que…

L’Organisation mondiale de la santé recom­mande au moins trente minutes d’activité physique par jour, cinq jours par semaine. Utiliser le vélo pour se rendre au travail ou effectuer ses trajets quo­ti­diens constitue ainsi une manière simple de concilier mobilité et activité physique. La ville encourage également les habitants à adopter le vélo pour leurs dépla­ce­ments quo­ti­diens. Sur certains trajets urbains, il peut même se révéler plus rapide que la voiture. Entre le Zénith de Lille et la gare Lille-​Flandres, par exemple, le trajet à vélo ne prend que quatre minutes environ, contre jusqu’à quatorze minutes en voiture selon les condi­tions de circulation.

Une ville bien équipée

La ville de Lille s’est engagée depuis plusieurs années dans le déve­lop­pe­ment des mobilités actives, avec l’objectif de réduire la place de la voiture indi­vi­duelle et de favoriser des dépla­ce­ments plus durables. Cette politique s’appuie notamment sur l’aménagement d’infrastructures dédiées aux cyclistes. Aujourd’hui, la ville compte plus de 150 kilo­mètres de voies cyclables, dont environ 30 kilo­mètres ont été créés ou renforcés depuis 2020. À cela s’ajoutent plus de 6 000 arceaux de sta­tion­ne­ment vélo répartis dans l’ensemble de la commune, ainsi que 140 box sécurisés per­met­tant de garer son vélo en toute sécurité à Lille, Hellemmes et Lomme. Le déve­lop­pe­ment des services de location contribue également à popu­la­ri­ser la pratique du vélo. En mars 2026, la ville compte près de 266 stations de V’Lille (pour un total de 2600 vélos), le service comp­ta­bi­li­sant 20 000 abonnés réguliers dans toute la métropole, selon Kéolis Lille ilévia. La ville espère implanter 34 stations de plus d’ici à 2030. Pour gagner en vitesse et réduire les cour­ba­tures, les cyclistes amateurs peuvent également retrouver 2800 vélos à assis­tance élec­trique Lime (contre 1800 avant octobre 2025), partout dans la Métropole. Mais prenez garde sur la route. Quentin, 21 ans, témoigne « au début j’étais un peu stressé avec le nombre de voiture. Maintenant je fais tout le temps attention et je m’arrête au feu, même quand il est vert ». Bien que Lille se tourne actuel­le­ment vers le vélo, cette tendance pourrait s’inverser dans les mois à venir. En effet, certains candidats aux élections muni­ci­pales, sont partisans de l’usage auto­mo­bile et pour­raient donc bou­le­ver­ser la place du cyclisme dans la métropole.

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