Plus

    Derniers articles

    La folie des cartes à col­lec­tion­ner ne connaît plus de limite

    Entre nostalgie des années 1990 et investissements bien calculés,...

    À Lille, des com­mer­çants qui souffrent et des clients de plus en plus rares

    Depuis début 2026, de nombreux commerces lillois ont fermé...

    Saint Valentin : trois géné­ra­tions, trois façons de s’aimer

    À l’approche de la Saint Valentin, trois couples racontent...

    La drôle d’histoire de Teddy bear, l’ours en peluche

    Tout doux, marron, blanc ou même recousu, l’ours en peluche est le doudou universel par excel­lence. Mais derrière son petit museau, son origine est bien plus politique et sym­bo­lique qu’on ne l’imagine.

    L’histoire commence en 1902, aux États-​Unis. Comme à son habitude, le président Theodore Roosevelt part à la chasse. La légende raconte que ce jour là, il aurait refusé d’abattre un jeune ourson attaché à un arbre. Un geste rare à l’époque, largement relayé par la presse et les cari­ca­tu­ristes. Parmi eux, Clifford Berryman publie un cartoon le 16 novembre 1902 dans le Washington Post, qui tourne en dérision la chasse et immor­ta­lise le geste du président.

    C’est au même moment, qu’à New York, un couple de com­mer­çants, Rose et Morris Michtom, s’inspire de cette image pour fabriquer un jouet inédit : un petit ours en peluche, baptisé Teddy’s Bear, en référence au surnom du président, « Teddy ». Après avoir reçu l’autorisation de Roosevelt d’utiliser son nom, les Michtom pro­duisent le jouet en série. Le succès est immédiat, si bien qu’ils fondent bientôt la Ideal Toy Company, qui popu­la­ri­sera le Teddy Bear à travers le monde.

    Un jouet plutôt allemand ou américain ?

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Au même moment, en Allemagne, Margarete Steiff, une femme entre­pre­neure, han­di­ca­pée depuis l’enfance, crée avec son neveu le premier ours en peluche articulé. Un jouet révo­lu­tion­naire, fabriqué en mohair, lourd, bourré de paille et de bois. Il est très différent des jouets rigides de l’époque. Selon les his­to­riens, il est très peu probable que Steiff ait eu connais­sance de l’épisode américain. L’ours en peluche serait donc né deux fois, presque simul­ta­né­ment, de part et d’autre de l’Atlantique.

    Son succès s’explique aussi par un chan­ge­ment profond dans la vision de l’enfance. Au début du XXᵉ siècle, on commence à recon­naître les besoins affectifs des enfants. L’ours en peluche devient alors le premier jouet confident, compagnon, doudou, mais aussi non genré et acces­sible à tous. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient plus mou, plus léger, et s’installe dura­ble­ment dans l’imaginaire collectif. Très vite il s’émancipe du coffre à jouets. Il s’invite en lit­té­ra­ture, dans les publi­ci­tés et obtient même un premier rôle au cinéma avec en tête d’affiche Paddington, Ted et le fameux Winnie l’ourson créé en 1926 et adapté à l’écran par Disney.

    Aujourd’hui, Teddy Bear reste un symbole de tendresse uni­ver­selle, rappelant qu’un geste de com­pas­sion peut parfois donner naissance à une icône cultu­relle intemporelle.

    L’insécurité routière, un phénomène en hausse qui inquiète les Lillois

    À Lille, la mort tragique du jeune Mathis, fauché...

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux...

    À Lille, des com­mer­çants qui souffrent et des clients de plus en plus rares

    Depuis début 2026, de nombreux commerces lillois ont fermé...

    Contrepoint n°43

    LOL 2 : quand la suite d’un succès se perd dans les clichés

    Dix-sept ans après le phénomène LOL, Lisa Azuelos revient en salles ce mercredi 11 février avec une suite qui se veut actuelle. Mais en...

    L’art solitaire : un des­si­na­teur aux multiples casquettes

    Tintin, Astérix ou encore Lucky Luke, des personnages qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée. Dans leur ombre, ce sont des centaines d’hommes...

    À Mouscron, on débranche les écrans pour rallumer l’imaginaire

    Ce week-end à Mouscron, en Belgique, le Wi-Fi a été volontairement coupé afin de permettre de se reconnecter aux autres. Pendant deux jours, le...