Tout roule à Lille ! Si la métropole lilloise est habituée aux grands rendez-vous footballistiques ou aux compétitions européennes de volley-ball, le cyclisme professionnel commence également à se faire une petite place. Ce nouvel engouement pour la discipline a atteint son point culminant avec le départ du Tour de France 2025 à Lille.
La première étape de la compétition a commencé et s’est terminée dans la métropole. La ville voit aussi passer tous les ans les coureurs participant aux Quatre Jours de Dunkerque. Lille commence doucement à s’habituer à voir passer de grandes courses sur ses routes, ce qui fait progressivement augmenter l’intérêt de la population pour la discipline. Dans cette optique, nous avons interrogé Olivier Descamps, président du Vélo Club de Villeneuve‑D’Ascq, sur les pratiques de son association sportive.
Une discipline séduisante
“On est en pleine expansion, on limite même nos adhérents. On a décidé d’arrêter à 200 mais on pourrait être 250 ou 300 si on le voulait”. Un record dans les Hauts-de-France, puisqu’aucun autre club de la région ne peut se vanter d’attirer autant de pratiquants. Si les autres clubs peinent à renouveler leur liste d’adhérents, le Vélo Club de Villeneuve‑d’Ascq est en plein essor. Ce succès est en partie dû à la présence d’une section féminine, ce qu’aucun autre club des environs ne propose. Le côté familial de l’association est aussi attirant. Le club n’a pas pour vocation de former de futurs grands coureurs mais bien de pratiquer sur route de façon décontractée. “Nous sommes un club hors compétition, affilié à la fédération française de cyclotourisme” précise le président. Si l’aspect compétitif fascine, c’est pourtant l’aspect loisir qui domine la pratique dans la métropole.
Des besoins simples
Pas besoin d’infrastructures complexes pour pratiquer le cyclisme sur route. “Les pistes cyclables, on les utilise peu ou pas. On utilise plutôt les petites routes de campagne”. Les infrastructures urbaines sont donc quasiment exclusivement réservées au déplacement des citoyens, étant donné que le vélo en groupe est plus rapide et que le tout n’est pas forcément adapté à une telle pratique du cyclisme. Le club n’a donc pas besoin de moyens colossaux pour grimper. “Nous sommes subventionnés par la municipalité comme tout club sportif sur la commune, on a aucune autre subvention et on a pas beaucoup de besoins non plus”. Un club simple et familial, pour une pratique du cyclisme sans prise de tête.
Le cyclisme n’est donc pas qu’un simple mode de déplacement, mais il peut être un véritable plaisir comme le Vélo Club de Villeneuve‑d’Ascq nous le montre quotidiennement.
Et la compétition dans tout ça ?
Si la pratique loisir est plus populaire, la métropole ne manque pas pour autant d’infrastructures dédiées à la pratique compétitive. Le STAB Vélodrome de Roubaix est par exemple la plus grande infrastructure de vélo sur piste de la région. Il accueille régulièrement des compétitions de niveau international. Un immense projet d’aménagement sur 8 ans du Parc des Sports de Roubaix va également commencer cette année, afin de moderniser le mythique vélodrome André Pétrieux.