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    Rappel des faits : 13 novembre 2015, quand la France a sombré dans l’horreur

    Le 13 novembre 2015, Paris a été frappée par des attentats his­to­riques. En quelques heures, trois commandos ter­ro­ristes ont semé la mort au Stade de France, sur des terrasses de res­tau­rants et dans la salle du Bataclan.

    Ce vendredi de 2015, à 21 heures, le match France-​Allemagne s’est ouvert au Stade de France. Rien ne laissait présager l’horreur qui allait suivre. À 21h16, une explosion se fait entendre dans le stade. Le public se fige, la frayeur se répand. C’est le premier kamikaze à avoir agi, sur la terrasse d’un res­tau­rant à proximité du stade. Un chauffeur de car, Manuel Dias, est tué, et trois autres personnes sont blessées. Quatre minutes plus tard, un second ter­ro­riste se fait exploser près d’une entrée du stade. Il est, cette fois, le seul tué. 

    Les terrasses de Paris, plongées dans l’horreur

    Pendant ce temps, dans le Xe arron­dis­se­ment, un deuxième commando s’arrête devant les terrasses du Carillon et du Petit Cambodge. À 21h24, les trois hommes ouvrent le feu sur les clients attablés. Treize personnes sont tuées et des dizaines d’autres blessées. Des amis, des couples, des inconnus réunis autour d’un verre voient leur soirée se trans­for­mer en cauchemar. À 21h32, les ter­ro­ristes frappent à nouveau, à La Bonne Bière et à La Casa Nostra. Cinq personnes de plus sont tuées. À nouveau, les ter­ro­ristes prennent leur voiture. À 21h36, ils s’arrêtent devant La Belle Équipe, dans le XIe. 21 personnes sont tuées sur la terrasse. Cinq minutes plus tard, le commando dépose un ter­ro­riste au Comptoir Voltaire. Il entre et déclenche sa ceinture au milieu des clients. Il fait de nombreux blessé mais est le seul à mourir. En à peine 25 minutes, quarante personnes ont perdu la vie. Paris est en état de choc. Mais les attaques de cette soirées sont mal­heu­reu­se­ment loin d’être terminées. 

    Le Bataclan, devenu symbole de ces attentats

    À 21h47, un troisième commando ter­ro­riste se gare devant le Bataclan, où se tient un concert du groupe Eagles of Death Metal. Dans la salle, 1500 personnes profitent de la musique quand les premiers tirs éclatent. Les ter­ro­ristes abattent plusieurs personnes sur le trottoir puis pénètrent dans la salle. La fête est bru­ta­le­ment inter­rom­pue. La musique laisse place aux cris et au cla­que­ment des coups de feu. Des dizaines de spec­ta­teurs par­viennent à s’échapper grâce aux issues de secours, mais à l’intérieur les rafales conti­nuent, au nom de l’État Islamique. Deux ter­ro­ristes regroupent alors des spec­ta­teurs, les prenant en otage. Au même instant, au nord de Paris, le troisième kamikaze du Stade de France se fait exploser sans faire d’autre victime. Au Bataclan, deux agents de la Brigade Anti-​Criminelle entrent dans la salle sans attendre les renforts. Le temps est compté pour les otages piégés à l’intérieur. Ils abattent l’un des ter­ro­ristes, qui explose avec l’impact. Les deux autres restant se retranchent alors, avec leurs otages, dans le couloir des loges. La Brigade de Recherche et d’Intervention prend le relais. Après des ten­ta­tives de négo­cia­tions non abouties avec les preneurs d’otages, l’assaut est fina­le­ment donné à 00 h 18. Les otages sont libérés et les deux derniers ter­ro­ristes tués. Ce sauvetage n’efface pas le terrible bilan de 90 morts au Bataclan. Lors de cette terrible soirée, 132 personnes ont perdu la vie, et des centaines ont été blessées. Des familles sont dévastées, et la France entière est endeuillée. Mais derrière les chiffres, il y a des visages. Des jeunes venus écouter de la musique, des amis réunis en terrasse. Des victimes de l’attaque ter­ro­riste la plus meur­trière qu’a connu le pays. 

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