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    Municipales 2026 : qui sont les candidats à la mairie de Lille ?

    Les ins­crip­tions sur les listes élec­to­rales sont désormais closes. À deux mois des élections muni­ci­pales, les candidats conti­nuent de battre la campagne. Une campagne inédite, marquée par le départ de Martine Aubry en 2025, après 24 ans à la tête de la mairie. Tour d’horizon sur les neuf candidats en lice pour conquérir la capitale des Flandres.

    Pour les élections muni­ci­pales des 15 et 22 mars 2026, neuf candidats se sont offi­ciel­le­ment lancés dans la bataille à la mairie lilloise, dont le maire sortant est Arnaud Deslandes, suc­ces­seur de Martine Aubry en mars 2025, ce scrutin sera le premier du XXIᵉ siècle à se tenir sans l’ancienne maire socialiste.

    Arnaud Deslandes, chef de file du Parti socialiste

    Fraîchement désigné par Martine Aubry en mars 2025 à la suite de sa démission, Arnaud Deslandes entend conserver son fauteuil de maire. Âgé de 43 ans, il conduit la liste du Parti socia­liste et est le seul candidat offi­ciel­le­ment investi par le PS, après le retrait de Roger Vicot, ancien maire de Lomme. Ancien premier adjoint, Arnaud Deslandes a fait ses armes à la mairie de Lille : stagiaire au cabinet de Martine Aubry, puis directeur de cabinet, adjoint et enfin premier adjoint. Il est également vice-​président de la Métropole euro­péenne de Lille. Dans une ville dirigée par les socia­listes depuis 1955, il souhaite incarner la conti­nuité de cette longue tradition politique.

    Lahouaria Addouche, candidate de La France insoumise

    À Lille, Lahouaria Addouche est la candidate de La France insoumise. Députée sup­pléante d’Aurélien Le Coq, la jeune femme de 42 ans affirme vouloir « ouvrir une nouvelle page pour Lille ». La candidate s’appuie sur les bons résultats de la gauche dans la ville. Pour rappel, lors de l’élection pré­si­den­tielle de 2022, Jean-​Luc Mélenchon avait recueilli 40,5 % des voix au premier tour à Lille, et 25,9 % aux élections euro­péennes de 2024.

    Stéphane Baly, l’ambitieux candidat écologiste

    Visage bien connu des Lillois, Stéphane Baly avait déjà conduit la liste éco­lo­giste lors des muni­ci­pales de 2020. Sous la bannière des Verts, le mal­heu­reux candidat avait échoué de justesse face à Martine Aubry, avec seulement 227 voix d’écart au second tour. À 53 ans, l’enseignant-chercheur en école d’ingénieur revient dans la course, confiant : « J’en suis convaincu, nous gagnerons », affirme le repré­sen­tant des Écologistes à Lille. Élu à la Ville de Lille et à la Métropole depuis 2014, il espère de nouveau conquérir la mairie de Lille.

    Louis Delemer, tête de liste Les Républicains

    À 32 ans, Louis Delemer est le plus jeune candidat de cette élection. Investi par Les Républicains dès juillet 2025, il fait de la sécurité l’un des axes majeurs de sa campagne. Ancien rap­por­teur de la com­mis­sion des affaires sociales pour le groupe de droite au conseil dépar­te­men­tal du Nord, il succède à une liste qui avait obtenu 8 % des voix en 2020. Mais ce dernier croit en ses électeurs et espère se qualifier au second tour : « C’est la fin de l’ère Aubry, tous les champs sont possibles et pourquoi pas un bas­cu­le­ment à droite ? »

    Matthieu Valet, sous l’é­ti­quette Rassemblement national

    Député européen et ancien com­mis­saire de police, Matthieu Valet axe lui-​aussi sa campagne sur la sécurité. À 40 ans, il est le porte-​parole du Rassemblement national, parti d’extrême droit qu’il a rejoint lors des élections euro­péennes de 2024. Né à Lille, il mise sur son ancrage local pour mener sa campagne. Reste à savoir si cela suffira à faire pro­gres­ser l’extrême droite dans la capitale des Flandres. En 2020, la liste RN avait recueilli un peu moins de 7 % des suffrages au premier tour en mars 2020.

    David Metschies, indé­pen­dant sous la bannière Lille Prospère

    Deuxième candidat à droite, David Metschies se présente comme un candidat indé­pen­dant. Ancien membre des Républicains, il conduit la liste Lille Prospère. Âgé de 30 ans, cet ancien étudiant en droit et sciences poli­tiques affirme vouloir faire de Lille « la ville la plus sûre, la plus propre et la plus belle pour tous ». Se défi­nis­sant également comme « libéral-​conservateur », il axe son programme sur l’économie, la sécurité et le social.

    Violette Spillebout aux couleurs du parti Renaissance

    C’est la première à avoir annoncé offi­ciel­le­ment sa can­di­da­ture pour les muni­ci­pales à Lille, dès mars 2024, Violette Spillebout est la candidate du parti Renaissance. Ancienne direc­trice de cabinet de Martine Aubry, la députée de la 9ᵉ cir­cons­crip­tion du Nord s’était déjà présentée aux muni­ci­pales de 2020, où elle avait obtenu 20,6 % des voix au second tour. Âgée de 53 ans, la députée macro­niste espère cette fois s’imposer dans un paysage politique lillois recomposé.

    Pierre Madelain, repré­sen­tant de Lutte ouvrière

    Lutte ouvrière est également présente dans la course à la mairie de Lille, avec une liste menée par Pierre Madelain. Déjà candidat en 2020, cet ensei­gnant en lycée pro­fes­sion­nel revient avec le même objectif : porter « les enjeux des tra­vailleurs » au cœur de la campagne municipale.

    Baptiste Roussel, candidat qui voit « au-​delà des partis »

    Baptiste Roussel reven­dique une can­di­da­ture « au-​delà des partis ». Issu du secteur privé et natif de Lesquin, il propose un programme co-​construit avec les habitants, autour d’un mot d’ordre : « Mieux vivre et mieux tra­vailler à Lille ».

    Les candidats ont encore quelques semaines pour se déclarer. Les listes devront être offi­ciel­le­ment déposées au plus tard le 26 février 2026, à 18 heures, soit un peu moins d’un mois avant le premier tour. D’ici là, d’autres can­di­da­tures pour­raient donc encore émerger pour la course à la mairie de Lille. Un scrutin qui continue de susciter de l’intérêt chez les candidats, comme en atteste le nombre de candidats déjà en lice.

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