Contrairement aux idées reçues, l’intérêt des jeunes pour la politique
est toujours là. À l’approche des élections municipales, les étudiants
de Lille ont fait le choix de voter afin de faire entendre leur voix.
Étudiante dans une licence pluridisciplinaire à l’université de Lille, la femme de 19 ans considère que voter est un passage nécessaire. « À 18 ans, ma famille m’a fait comprendre qu’aller aux urnes était nécessaire pour devenir
adulte. » Inscrite aux listes électorales, elle estime que déposer un bulletin permet d’influencer les politiques à
venir. « Pour moi, c’est comme un devoir citoyen. C’est hypocrite de se plaindre et de ne rien faire ensuite ».
Ce constat est partagé par Léana. Cette étudiante de 20 ans termine sa formation d’infirmière à l’Université catholique de Lille. Le regard désabusé, elle encourage la jeunesse à prendre ses responsabilités. « Les gens ne se rendent pas compte de l’influence des élections. C’est important qu’ils participent que la ville ne tombe pas dans de mauvaises mains. »

Un engouement à relativiser
Pourtant, persistent dans l’abstention. Bran n’a jamais voté. Ce jeune de 24 ans ne se sent pas représenté par la classe politique : « On parle plus d’augmenter le nombre de policiers que de ce qu’on peut faire pour nous. À droite comme à gauche, ils parlent de transition écologique ou de sécurité mais il n’y a rien de concret, c’est flou ».

Selon un sondage de l’IFOP, c’est 74 % des 18 – 30 ans qui déplorent cette situation.