Ce dimanche 8 mars a eu lieu la journée internationale des droits des femmes. L’objectif : rappeler l’importance de poursuivre la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes. Une lutte très présente dans le monde du sport, encore trop marqué par des dérives sexistes ou sexuelles, notamment dans les salles de sport.
« Elle n’est pas très attentive. J’ai l’impression qu’elle parlait lingerie ». Le 31 janvier 2026, Daniel Bravo, ancien joueur de l’Equipe de France de football, déclarait ceci après l’apparition à l’image de Gaëtane Thiney, directrice sportive de la section féminine du Paris FC. Bein Sport, diffuseur du match PFC-OM pendant lequel ces propos ont été sortis, n’a pas tardé à réagir. Dans les 24h qui ont suivi, la suspension de M. Bravo a été actée pour un mois, jusqu’à son retour le 28 février.
Des Femmes Solidaires
Regards, commentaires, gestes… Nombreux sont les moyens utilisés pour mépriser une femme. Ces dérives se retranscrivent particulièrement dans la sphère sportive. « Une femme ne sera jamais jugée en premier sur ses performances » (Lise, 24 ans). Cyrielle, jeune coureuse d’une vingtaine d’années, affirme : « J’avais surtout des réflexions au collège ». Le sport féminin en souffre, notamment dans sa médiatisation. Une incompréhension pour Grégoire, sportif âgé de 29 ans : « Elles sont surement sous-représentées. Elles devraient avoir la même part que les hommes dans les médias, même si des enjeux publicitaires et d’argent sont derrière ». Un autre problème se pose : les cycles de menstruation. Amber Glenn, jeune patineuse américaine de 26 ans, a tenu à souligner cela lors des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina : « J’ai mes règles en ce moment, c’est vraiment difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante ». Un témoignage salué par les jeunes femmes que nous avons rencontrées : « C’est super important d’amener le sujet sur la table, de le mettre en avant » (Clémence 20 ans).
Quid des salles de sport ?
Théâtre des inégalités hommes/femmes : les salles de sport. Une attitude récurrente est d’ailleurs pointée du doigt : « J’ai remarqué dans les salles de sport, que les hommes aiment bien faire des remarques sur la manière dont les femmes réalisent un exercice. » Mila et Clémence regrettent ce comportement intrusif et sexiste. Les salles « ladies », comme le confie Adrien, coach sportif de 34 ans, existent uniquement pour elles. On pourrait penser à une séparation liée à ces comportements mais elle est aussi due aux différentes machines utilisées par les femmes que par les hommes. Et malgré les expériences que peuvent subir les femmes, le nombre d’adhérentes à une salle de sport augmente fortement. Malheureusement sans atténuer les sous-entendus sexistes.