Les cartables se remplissent, les talons claquent sur les pavés des boulevards lillois, les transports en commun sont bondés : c’est la rentrée qui se rappelle à nous. Le temps semble déjà nous manquer. Les impératifs nous rattrapent, les journées s’allongent et les grasses matinées s’effacent. Même les sorties s’organisent au pas de course. Quant au cinéma, difficile de lui trouver une place lorsqu’il faut déjà penser au lendemain.
C’est pourtant au cœur de ce fameux rush de septembre qu’un incontournable de la rentrée fait son retour. Du 17 au 27 septembre, le Festival International du Court Métrage de Lille investit la ville pour sa 26e édition. Et si, finalement, le cinéma n’avait pas besoin de durer deux heures pour nous faire voyager dans des univers inconnus ? Quelques minutes peuvent parfois suffire pour nous faire oublier le monde qui nous entoure. Alors, entre deux impératifs de rentrée, pourquoi ne pas s’accorder une pause ? Pendant dix jours, Lille célèbre le format court sous toutes ses formes.
Une spécificité inchangée
Pour sa 26e édition, le Festival organisé par l’association Rencontres Audiovisuelles propose une programmation qui explore le format court sous toutes ses formes. Au total, 30 films sont présentés en compétition, répartis entre une sélection nationale de 13 films et une sélection internationale de 17 films.
La plus grande particularité du Festival reste la même chaque année : ce sont les spectateurs qui constituent le jury. À l’issue des séances, leurs votes permettront de désigner les cinq prix de cette édition lors de la soirée de clôture du dimanche 27 septembre au Théâtre Sébastopol.
Au-delà de la compétition, le Festival propose également des séances consacrées à l’animation, des rendez-vous autour de sujets choisis avec le public et plusieurs temps forts qui viendront rythmer ces dix jours de cinéma et rappeler à tous que le cinéma n’a pas besoin de dépasser le temps d’une sieste dominicale pour être captivant.
Une programmation qui donne le ton
Le coup d’envoi sera lancé le 17 septembre à la Gare Saint Sauveur avec une soirée consacrée à la création régionale. Cette édition marquera également les 20 ans du Marathon du Court. Toujours très populaire, cet événement participatif et créatif compte parmi les rendez-vous incontournables du festival.
Inquiets du chronomètre, les équipes disposeront de 48 heures pour imaginer, tourner et monter un film de quatre minutes maximum à partir d’un thème tiré au sort. Pour sa nouvelle édition, le festival fera une place de choix au film d’animation, avec plusieurs séances dédiées aux nouvelles générations de créateurs.
La programmation atteindra son point d’orgue avec la traditionnelle Nuit de l’animation, qui investira le Théâtre Sébastopol le 26 septembre à 21h jusqu’à 6h le lendemain matin.
Au-devant de la scène, derrière les écrans
Enfin, le festival mettra à l’honneur Les Films du Nord, maison de production franco-belge qui défend depuis plus de 30 ans un cinéma d’auteur exigeant, accessible et ouvert à différentes techniques d’animation. Son cofondateur, producteur et réalisateur Arnaud Demuynck, animera une séance ouverte le 20 septembre.
En septembre, tout semble aller plus vite. Pendant dix jours, le Festival International du Court Métrage s’invite dans le rythme effréné de la rentrée. À Lille, le format court trouve ainsi sa place dans les agendas les plus chargés. Quelques minutes suffisent pour décrocher du quotidien, changer d’horizon et, peut-être, se rappeler que prendre le temps, ce n’est pas en avoir plus. C’est savoir le saisir et en faire ce qu’on souhaite.