Élu maire de Saint-Denis dès le premier tour des municipales, Bally Bagayoko, enfant de Saint-Denis et figure de La France insoumise, succède à Mathieu Hanotin. Ancien sportif et cadre de la RATP, il entre dans ses nouvelles fonctions dans une ville confrontée à des débats sociaux et à une forte exposition médiatique.
Sur la porte de l’hôtel de ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, le 93, une feuille de proclamation affiche les noms et prénoms des nouveaux élus de la commune. À côté de la fonction « maire », le nom de Bally Bagayoko, 52 ans, élu dimanche 15 mars, sous l’étiquette La France insoumise. Né à Levallois-Perret, il a grandi à Saint-Denis dans une famille nombreuse d’origine malienne.
Ancien joueur semi-professionnel de basket et entraîneur, avant de devenir cadre à la RATP, ce père de quatre enfants décrit une enfance en HLM, marquée par l’entraide et le sport. Connu localement pour sa proximité avec les habitants, il arpente souvent la ville en costume-cravate, saluant toujours ceux qu’il croise, confie Danielle, habitante de Saint-Denis et fervente partisane. Depuis son élection, Bally Bagayoko a été confronté à des commentaires à caractère raciste relayés par certains médias. Il a déposé plainte.
Le soir de son élection, sa victoire a été célébrée devant la mairie, avec des chants et slogans de ses partisans, comme « Nous sommes tous des enfants de Gaza », soulevant des mécontentements de la part de ses adversaires politiques et interrogeant les priorités du maire nouvellement élu. Bally Bagayoko hérite désormais d’une ville de 150 000 habitants, la plus grande dirigée par La France insoumise.