La 19ème fête de la tomate et des légumes anciens a une nouvelle fois fait le plein ce dimanche à Haverskerque. Malgré une météo capricieuse, nombreux ont fait le déplacement pour ce rendez-vous devenu incontournable. Une manifestation qui revendique une place de référence en France et en Europe.
Routes barrées, parkings saturés, trottoirs occupés : le retour de la fête n’est pas passé inaperçu au village. Cette année, 73 stands ont pris place autour de la salle des fêtes Victor Dehaine, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Derrière cette organisation, une impressionnante équipe de passionnés. « Il y a 120 bénévoles qui organisent cette fête », explique Julien Perret, président de l’association Des Paysages, des Jardins et des Hommes, organisatrice de l’événement. Un engagement indispensable pour accueillir les quelque 3 500 visiteurs attendus, soit une fréquentation comparable à celle de l’an dernier.

© Lauryane Tiesset
Des tomates, mais pas seulement
La manifestation est avant tout un paradis pour les amateurs de tomates. Elle permet de découvrir des variétés anciennes et de participer à des dégustations. Le public peut acheter des plants et repartir avec des graines à cultiver chez lui. Le programme officiel annonçait par ailleurs la dégustation gratuite de plus de 40 tomates et la présentation de milliers de variétés, dont certaines qui continuent à voir le jour malgré les 16 000 déjà existantes.
Mais les « pommes d’amour » de nos jardins ne sont pas les seules vedettes. Maraîchers, artisans locaux et commerces occupent également les stands. Tisanes, sirops, plantes médicinales et aromatiques côtoient pains, ail, cresson, confitures, soupes, huile d’olive, fleurs séchées ou créations manuelles.
L’occasion d’y découvrir de jeunes prodiges qui se lancent. « Ça, on aime bien, c’est dans l’esprit », souligne le président.
La tomate élevée au rang le plus noble
Deux concours sont pensés pour rythmer la journée. Il est, par exemple, question de faire deviner le poids de la plus grosse tomate exposée.
Et pour désigner la championne, le jury ne se contente pas de regarder la taille. « On va regarder la texture de la tomate en la coupant en travers, sa couleur, son goût, l’arrière-goût, et puis décider de celle qui sera la championne », détaille Julien Perret.
De quoi prendre très au sérieux ce qui pourrait sembler n’être qu’un jeu :
« Vous vous rendez compte, c’est quand même extraordinaire, la championne de la fête de la tomate ! »
Un évènement qui cultive la transmission
Conférences, ateliers et animations complètent les rangs. Lors de cette édition, une conférence était notamment consacrée à la forêt comestible.
Et au détour des allées, les visiteurs peuvent tomber sur quelques curiosités, comme ces saucissons en chocolat en trompe-l’œil, où le traditionnel Cochonou devient « Choconou ».
Un appel à la diversité qui, année après année, gagne en envergure et où il n’est certainement pas question de faire la fine bouche…

© Lauryane Tiesset