Séries Mania 2025 : Querer reçoit le grand prix international

En com­pé­ti­tion inter­na­tio­nale à Séries Mania, le drame espagnol Querer a remporté le grand prix lors de la cérémonie de clôture ce vendredi 28 mars. Les premiers épisodes étaient diffusés en avant-​première quelques jours plus tôt à Lille. Contrepoint était sur place.

Clap de fin sur cette semaine de festival qui aura réuni 108 000 séri­philes dans la métropole lilloise. Comme chaque année, le jury de la com­pé­ti­tion inter­na­tio­nale a remis le grand prix de Séries Mania lors de la cérémonie de clôture. Pour cette septième édition, c’est le drame espagnol Querer qui a triomphé. Cette mini-​série de quatre épisodes explore l’im­plo­sion d’une famille après une révé­la­tion déchi­rante : au bout de trente ans de mariage, une femme décide de porter plainte contre son époux pour viols conjugaux.

Une réflexion sur le consentement

Porté par Nagore Aranburu dans le rôle de la mère, ce récit poignant aborde la question du consen­te­ment au sein du mariage, mais aussi la dif­fi­culté pour les victimes de se faire entendre. Mais Querer ne se limite pas à cette seule pro­blé­ma­tique : l’une des forces de la série réside dans le dilemme des deux fils du couple, tiraillés entre leurs parents. 

La mini-​série Querer sortira en juin sur Arte © Movistar Plus+

Deux frères radi­ca­le­ment différents

Brillamment inter­pré­tés par Miguel Bernardeau et Iván Pellicer, tous deux révélés dans Élite (Netflix), les deux frères sont contraints de choisir entre croire leur mère ou soutenir leur père. « Mon per­son­nage répète l’é­du­ca­tion stricte du père, alors que son frère Jon a le côté sensible de la mère », a analysé Miguel Bernardeau lors de la pro­jec­tion des deux premiers épisodes, jeudi 27 mars, au Nouveau Siècle. L’acteur incarne Aitor, l’aîné de la fratrie. 

Le scé­na­riste Eduard Sola a fait un choix délibéré en imaginant une famille composée uni­que­ment de fils. Il s’en est expliqué lors de la pro­jec­tion lilloise : « Je voulais que ce soient des per­son­nages masculins qui aient à changer leur mentalité sur une pro­blé­ma­tique qui touche géné­ra­le­ment des femmes. »

« C’est le sujet de la série qui m’a attirée, confie Valentine qui est ressortie conquise de cette pro­jec­tion, c’est un sujet qui est très actuel avec le procès Mazan par exemple ». L’étudiante ajoute : « cette question touche tout le monde, peu importe la catégorie socio-​professionnelle : dans Querer, on suit une famille aisée. » 

Qui dit la vérité ?

Tout au long des épisodes, la mise en scène d’Alauda Ruiz de Azúa entre­tient le doute. Rien n’est visible à l’écran, si bien que le télé­spec­ta­teur se retrouve à son tour confronté à l’incertitude : qui dit vrai ? Le père est-​il coupable ? Comment personne n’a‑t-il rien vu pendant trente ans ? Et surtout, quel camp les deux frères choisiront-​ils à l’approche du procès ? Si Querer est dis­po­nible depuis octobre en Espagne, il faudra patienter jusqu’à juin pour la sortie française de la série, sur Arte.

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