Lille : un début de soldes d’hiver refroidi par la vague de froid

Dès 8 h, ce mercredi 10 janvier, les com­mer­çants ont pu afficher le mot tant attendu dans leur vitrine : « soldes ». Comme chaque année, durant 4 semaines, les commerces vont pouvoir liquider leur stock, pendant que les clients pro­fi­te­ront des bonnes affaires. Seulement, avec le froid actuel, le début des soldes n’a pas connu le succès attendu dans les rues lilloises.

Les rues du centre-​ville de Lille étaient par­ti­cu­liè­re­ment calmes et froides en ce premier jour de soldes. Du côté du magasin d’électroménager, Boulanger, c’est un matin comme un autre : « ce n’est plus les soldes que nous avons connues. Les gens n’attendent plus pour faire des achats, puisqu’on propose des offres toute l’année », explique Johann, res­pon­sable com­mer­cial. Malgré tout, il y a toujours un intérêt pour les com­mer­çants à y par­ti­ci­per, explique Eva, res­pon­sable de la boutique El Market : « cela nous permet de créer de la place et de faire le point sur nos stocks. À la fin des soldes, ça vaut souvent le coup, autant pour nous, que pour nos clients. On attend qu’une chose, que la chaleur soit de nouveau au rendez-​vous. » Une semaine avant les soldes, les boutiques ont mis en place les tra­di­tion­nelles ventes privées, mais qui n’ont pas réussi à trouver leur public. « La semaine dernière ça a été assez timide, et depuis l’ouverture ce matin, on n’a fait que 4 paniers. On attend quand même plus de monde, puis le froid actuel n’encourage pas à se balader dehors », raconte Valentine, vendeuse dans la boutique Mouflette.

Le froid encourage la consom­ma­tion en intérieur 

La vague de froid qui touche la France ne vient pas aider les petits com­mer­çants du centre, au profit du centre com­mer­cial Westfield Euralille. Les allées étaient dès 8h du matin, remplies de personnes avec deux voir trois sacs chargés de vêtements. Parmi eux, Marine qui attendait les soldes avec impa­tience : « je suis arrivée tôt ce matin, et l’objectif était de refaire la garde-​robe de mes enfants en prévision de l’été. Avec le contexte éco­no­mique actuel, on a préféré attendre. » Pour Maud et Daoud, deux jeunes adultes, l’heure était aux bonnes affaires : « on n’achète jamais de vêtements par manque de moyens. Mais quand on a vu hier que c’était les soldes, on a sauté sur l’occasion et ça valait le coup, puisque pour 8 vêtements, on a dépensé 140 euros. En plus, on est au chaud. », explique Maud. Un peu plus loin dans la galerie, Sofia est venue spé­cia­le­ment du Maroc, comme chaque année pour faire les soldes, « cette année il y a vraiment des bonnes affaires contrai­re­ment à l’année dernière. Sans ces réduc­tions impor­tantes dès le début, je ne me serais jamais permis d’acheter ce que j’ai dans mes sacs », affirme-t-elle.

Le constat est donc assez clair, les soldes viennent aider tout un éco­sys­tème : d’un côté les consom­ma­teurs en quête de bonnes affaires, tout en répondant à des besoins précis. Et d’un autre côté, les vendeurs, qui espèrent liquider leur stock assez important à l’heure d’une crise éco­no­mique qui n’encourage pas à la consom­ma­tion. Il suffit main­te­nant que les tem­pé­ra­tures remontent pour encou­ra­ger les consom­ma­teurs à s’aventurer dans les rues lilloises.

Les mêmes règles pour tous

Malgré une dif­fé­rence de fré­quen­ta­tion, les règles sont les mêmes pour tous les com­mer­çants. Chaque commerce commence les soldes d’hiver pour 4 semaines, dès le deuxième mercredi de janvier, à partir de 8 heures du matin. Les produits soldés doivent avoir été mis en vente et payés par le com­mer­çant au moins 1 mois avant le début des soldes. Pour éviter toute arnaque sur le consom­ma­teur, les éti­quettes des prix soldés doivent contenir le prix antérieur. Si un magasin déroge à la règle, vous êtes en droit de demander au com­mer­çant de prouver la véracité de la promotion. Dans tous les cas, la Direction dépar­te­men­tale de la pro­tec­tion des popu­la­tions (DDPP) contrôle les magasins pendant ces périodes.

Lille après les violences urbaines : l’heure est au bilan

Au lendemain des dégradations survenues en marge de la...

De la fac à la rue, le chemin de la poli­ti­sa­tion étudiante

Qu'est-ce qui pousse un étudiant à manifester un samedi...

Contrepoint n°48

Lille après les violences urbaines : l’heure est au bilan

Au lendemain des dégradations survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre, le centre de Lille porte les traces d’une journée mouvementée. Commerces...

De la fac à la rue, le chemin de la poli­ti­sa­tion étudiante

Qu'est-ce qui pousse un étudiant à manifester un samedi ? Entre héritage familial, rencontres et réseaux sociaux, les parcours de politisation diffèrent. À l'occasion...

Les Lycéens cherchent encore la meilleure manière de se faire entendre

En boucle sur les réseaux et dans les médias, les images des dégâts causés par les manifestations lycéennes pullulent. Pourtant, les professeurs lillois interrogés...