Cinq bonnes raisons d’aller se régaler aux Sourires gourmands

À La Madeleine, Les Sourires gourmands viennent d’ouvrir leurs portes. Des personnes en situation de handicap tra­vaillent en salle et en cuisine, aux côtés de bénévoles. Nous avons passé un service dans ce res­tau­rant où l’on vient d’abord pour manger, mais où l’on découvre aussi une équipe qui apprend à tra­vailler ensemble, entre cuisine maison, coup de feu et bonne humeur.

Parce qu’on vient d’abord pour manger 

Un joli projet ne suffit pas à remplir une salle. Aux Sourires Gourmands, le menu change chaque semaine et pri­vi­lé­gie les produits frais et de saison. Ce midi-​là, l’odeur de l’andouillette d’Arras à la moutarde et des pommes gre­nailles s’échappe de la cuisine. Tout est préparé sur place, jusqu’aux desserts. Entrée, plat, dessert : 19,50 €. Et en cuisine, on ne transige pas sur l’essentiel. « Il faut qu’ils se régalent, c’est important  », glisse Dorothée, ancienne res­tau­ra­trice à la retraite, aux fourneaux avec un autre bénévole et Tom, équipier passionné de cuisine.

Parce que l’am­biance vaut le détour 

À 11 h 30, le calme règne encore. Puis les premiers clients arrivent. Deux, quatre, huit… À 12 h 30, la salle est pleine. Les grandes tables se rem­plissent, les conver­sa­tions montent et les assiettes circulent. Jérôme, équipier en salle, regarde les tables se remplir : « Aujourd’hui, c’est des grandes tables : cinq, neuf et six. » En cuisine, la sonnette retentit et les commandes s’enchaînent. En salle, on se donne des conseils, on s’encourage et on plaisante entre deux allers-​retours. Il y a des petits oublis, des ajus­te­ments, mais surtout une ambiance vivante, aussi bien du côté des clients que de l’équipe.

Parce que le service est une affaire d’équipe

Ici, les équipiers tra­vaillent en binôme avec des bénévoles. Ce jour-​là, Grégoire et Jérôme, équipiers en situation de handicap, font équipe avec Marie et Véronique, bénévoles. Commandes sur tablette, pré­sen­ta­tion du menu, aller-​retour en cuisine, service des assiettes : il faut com­mu­ni­quer en per­ma­nence. Marie, jeune retraitée, tout comme Véronique, n’avait jamais travaillé en salle. Grégoire possède, quant à lui, un CAP et Jérôme à travaillé à la Chicorée. Les expé­riences diffèrent, mais chacun trouve pro­gres­si­ve­ment sa place et les binômes se complètent.

Chaque membre de l’équipe est à sa place

Après quelques jours seulement, chacun commence à trouver sa place. Flora, au bar enchaîne les bons et s’adapte au rythme du service. Jérôme, à l’aise avec les clients, échange faci­le­ment avec les tables. Grégoire, lui, soigne les petits détails et aime glisser un petit mot ou un sourire au passage. Ce qui frappe surtout, c’est la com­pli­cité qui s’installe. On se donne un coup de main, on se conseille, on se rassure quand le rythme accélère. Et entre deux commandes, les sourires reviennent vite. « Ici, on rigole, on se taquine bien », résume Jérôme. Une cin­quan­taine de bénévoles en tout par­ti­cipent ainsi au fonc­tion­ne­ment des Sourires Gourmands aux côtés d’équipiers motivés.

Parce qu’on a envie d’y revenir 

Vers 14h30, le bruit retombe. Les dernières tables se vident et les équipes débriefent le service. À la sortie, les clients saluent le travail de l’équipe : « Merci, c’était super ! Au top, bravo !  » L’ambition est aussi d’en faire un lieu de vie. « On voudrait que ce soit un lieu un peu familial, qu’ils aient plaisir à retrouver nos équipes, à déjeuner ici régu­liè­re­ment, et que ça devienne un lieu de vie et de bien­veillance », explique Loïc, un bénévole. Et ça commence déjà : « On a déjà une cliente qui vient presque tous les jours. » Pour un res­tau­rant qui vient d’ouvrir, c’est peut être le meilleur signe. Finalement, « Ici, ils cuisinent la dif­fé­rence et c’est ça leur meilleure recette. »

Aux Sourires gourmands

153 Rue du Général de Gaulle, 59110, La Madeleine – 03 20 55 57 41 – du Lundi au vendredi de 12h à 14h.

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