Mardi 29 septembre, 4 300 personnes se sont mobilisées à Lille pour demander une revalorisation salariale, à l’occasion d’un mouvement national. Portrait de trois d’entre eux.
Un syndicaliste en fer de lance
Secrétaire général de l’UD CGT Nord (Union Départementale de la Confédération Générale du Travail du Nord), Jean-Paul Delescaut, 55 ans, est un habitué des manifestations. En tête de cortège, il dénonce le gel du point d’indice, qui sert de base pour calculer le salaire des fonctionnaires, et affirme que « s’il y a de l’argent pour la guerre, il peut y avoir de l’argent pour les salaires ».

Les actifs rejoints par un retraité
Jean-Marie Thanghe, ancien chef de chantier, s’est déplacé par solidarité avec les manifestants : « Aujourd’hui, on demande beaucoup d’efforts, notamment aux retraités et aux étudiants avec le budget ». Pour lui : « La France doit s’arrêter pendant un mois, comme en 1968, et là ça pourrait fonctionner ».

L’Education Nationale bien représentée
Professeure d’EPS à Valenciennes et secrétaire académique SNEP-FSU, Émilie Jankowiak, 47 ans, manifeste pour les droits des enseignants. Mais aussi pour les lycéens, « en première ligne » et qui « sont à même de se rendre compte eux-mêmes quand ils n’ont pas de prof pendant des semaines ». Elle assure que la colère s’inscrira sur une longue durée : « Tout ce qu’on veut, ce sont des actes ! ».
