50 ans de sable et de passion : l’Enduropale du Touquet se réinvente

50 ans d’existence et toujours autant de sable dans les bottes. Pour son édition anni­ver­saire, l’Enduropale du Touquet, plus grande course sur sable au monde, a décidé de frapper fort. Tracé revisité, sections inédites, programme étoffé : du 13 au 15 février 2026, le Touquet s’apprête à vivre un week-​end à la hauteur de sa légende.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 280 pilotes engagés, dont 66 femmes, venus de 20 natio­na­li­tés, 15 kilo­mètres de piste et cinq courses au programme. Une édition pensée pour marquer le coup, autant pour les pilotes que pour le public.

Un circuit anni­ver­saire, du sable et du mérite

Pour cette édition anni­ver­saire, l’organisation a choisi de durcir le jeu. Les zones de réception ont été allongées et adoucies afin de rendre la course plus technique, moins brutale, sans jamais la rendre confor­table. Le sable reste le juge, le pilote l’accusé.

Au nord du circuit, un nouvel enchaî­ne­ment de virages baptisé le « 50 », entiè­re­ment tracé dans le sable, fait office de clin d’œil à l’anniversaire. Un passage étroit et exigeant, où la tra­jec­toire parfaite vaut parfois plus qu’un moteur sur­puis­sant. Au sud, l’ouverture d’un troisième patio, annoncé comme très technique, complète un tracé qui ne laisse que peu de place à l’approximation.

Dans ces condi­tions, s’imposer sur la plage du Touquet relève toujours de l’exploit. Un exploit que l’organisation reconnaît à sa juste valeur : 12 000 € pour le vainqueur, 6 000 € pour le deuxième et 3 000 € pour le troisième. À cela s’ajoutent 2 000 € pour le pilote qui ose plonger en tête dans le premier virage, instant clé où l’audace se paie parfois cash… ou très cher.

Si l’exigence sportive est au cœur de cette édition 2026, le public n’a clai­re­ment pas été oublié. Les amé­na­ge­ments mis en place montrent que l’accent a été mis sur l’expérience spec­ta­teur. Ouverture des bords de digue pour une meilleure visi­bi­lité, fan zone en front de mer, show mécanique, feu d’artifice le samedi : tout est réuni pour trans­for­mer l’événement en grand spectacle populaire. Plus de 700 000 spec­ta­teurs sont attendus sur le week-end.

La mémoire de l’Enduropale sera également célébrée dès le vendredi avec un convoi des légendes, réunis­sant anciens vain­queurs et machines d’un autre temps, suivi de l’Enduro vintage. Le samedi laissera place à la jeunesse, avant que la course reine ne s’élance dimanche à 13h50, moment où cinquante ans d’histoire se rap­pel­le­ront à tous, dans le bruit, le sable et l’effort.

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