Ce mardi 31 mars ont eu lieu les barrages qualificatifs à la Coupe du Monde (11 juin – 19 juillet 2026). Le monde entier a pu observer les scènes de liesse dans les pays sortis vainqueurs. Un rêve pour les uns, un soulagement pour les autres mais un même ressenti : le sport le plus populaire au monde est bien plus qu’une partie entre 22 joueurs qui courent après un ballon.
« La Coupe du Monde débute demain et on pourra regarder des millionnaires courir après un ballon ». Un jour avant le lancement de la Coupe du Monde 2018 en Russie, Anne-Sophie Lapix lâchait cette punchline en plein journal de 20h sur France 2. Un lot de commentaires, tant positifs que négatifs, avait suivi. Bien qu’il soit impossible de lui donner tort puisque beaucoup de footballeurs gagnent des millions chaque année, il est important de préciser qu’ils ne sont pas majoritaires. Le football ne se résume pas à Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Neymar ou encore Kylian Mbappé et les supporters de la Bosnie-Herzégovine, de la Suède et de la République Démocratique du Congo peuvent le confirmer.
Des émotions indescriptibles
Car une Coupe du Monde, c’est tous les quatre ans. Quatre ans d’attente, d’espoir, de déceptions, de joies et d’étoiles plein les yeux. En éliminant l’Italie (1−1 ; 4 T.A.B 1), la Bosnie jouera cet été le deuxième mondial de son histoire, douze ans après celui au Brésil. Un exploit historique célébré toute la nuit sur l’ensemble du territoire. Une marée humaine s’est emparée de la capitale, Sarajevo, avec des drapeaux, fumigènes, feux d’artifice et le tout en chantant jusqu’à n’en plus finir. En Suède, le ticket a été obtenu à la 88ème minute grâce à Viktor Gyökeres, permettant de vaincre au bout du suspense la Pologne (3−2). Au coup de sifflet de final, le stade s’est embrasé, jusqu’à reprendre la célébration « masquée » du héros du soir, dans une photo déjà iconique et qui montre bien l’impact que peut avoir un seul joueur sur toute une population.
Le 1er avril : jour férié en République Démocratique du Congo
À Guadalajara (Mexique), les joueurs congolais sont difficilement venus à bout de la Jamaïque, après prolongations (1−0). Ce succès leur permet d’accéder à la plus grande compétition de football pour la première fois depuis 52 ans (à l’époque sous le nom de Zaïre). Après 120 minutes intenses, physiquement comme émotionnellement, toute l’équipe, le staff et les quelques supporters présents sur place ont laissé éclater leur bonheur. « C’est une fierté pour tous les Congolais » a déclaré, en interview d’après-match, l’entraineur Sébastien Desabre, avant d’ajouter « Je suis fier pour les Congolais qui vont célébrer ça ce soir ». Les rues de Kinshasa étaient en effet pleines de citoyens célébrant leur équipe nationale jusqu’à très tard dans la nuit. Ils ont bien fait puisque le gouvernement a décrété ce mercredi 1er avril comme chômé et payé sur tout le territoire national, afin d’offrir au peuple un moment de célébration « dans l’unité, la ferveur et la fierté nationale ». Parce que le football permet d’unifier tout un peuple et d’oublier les différences, quelles qu’elles soient, le temps d’un jour, d’une semaine et même d’un mois. Rendez-vous aux États-Unis, au Canada et au Mexique dans un peu plus de deux mois.