Food truck : le compromis du déjeuner

Après une matinée chargée, rien de mieux que la pause déjeuner. Mais avec les emplois du temps chargés et les obli­ga­tions, il est parfois difficile de trouver le temps pour casser la croûte. Heureusement, Lille ne manque pas de food trucks pour ceux qui ne peuvent pas se poser le temps d’un repas. Entre repas de dernière minute et habitudes quo­ti­diennes, la com­mu­nauté lilloise s’exprime.

Il est midi quand Stéphanie sort de son partiel de psy­cho­lo­gie. Toutefois, dans trente minutes à peine, elle doit enchaîner avec un autre partiel sur la psy­cho­lo­gie dif­fé­ren­tielle. Pas le temps de manger dans un res­tau­rant, elle décide de passer commande dans un food truck pas loin de son campus. Pour elle, c’est surtout un moyen de reprendre des forces pour ne pas lâcher lors des examens.

Un déjeuner express

À la suite de plusieurs minutes d’attente, c’est enfin à son tour de se présenter devant le comptoir. Elle décide de prendre une barquette à la ch’ti pour vite se rendre devant la salle de son prochain cours. « Normalement, je mange avec des amis dans un res­tau­rant pas loin d’ici, mais avec les partiels je dois être assez rapide pendant ma pause déjeuner », une décision qui, bien que contrai­gnante, ne l’empêche pas de profiter d’un bon repas. « Heureusement, avec le nombre de food trucks en ville, tout le monde peut y trouver son compte. » Les food trucks proposent des menus à dix euros, un prix abordable à la portée de tout le monde.

Interrogé sur le sujet, Julien, employé chez Ch’ti Solidaire, nous en raconte un peu plus : « Plus que de permettre aux clients de manger un bon petit plat, on crée également des moments d’échanges », un point qui pour lui est essentiel. « De nos jours, on prend moins de temps pour connaître les gens, ce qui pour moi est regret­table, d’où l’aspect très social des food trucks. »

Un moyen de créer du lien

De son côté, Arthur est cadre, devant souvent se déplacer pour son travail. Pour lui, les food trucks font partie de son train de vie, comme il le confirme : « Je dois me déplacer au moins une dizaine de fois par semaine, ainsi dès que je peux, je prends un sandwich rapi­de­ment. » Ainsi, quand il rentre au bureau il peut déjeuner avec ses collègues : « Honnêtement, même si la qualité des sandwichs laisse à désirer par moments, c’est une occasion pour échanger avec les collègues, on se tient informés tout en profitant d’un repas. » Toutefois, comme il l’affirme, les food trucks sont avant tout des compromis pour s’adapter à son rythme de vie : « Bien sûr, je ne nie pas le travail des gérants de food trucks, mais hon­nê­te­ment si j’avais le temps je mangerais dans un res­tau­rant plus régu­liè­re­ment. »

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