Quand le passé se fait expé­rience au Vintage Festival

Et si, le temps d’une nuit, la Capitale des Flandres remontait le temps ? Sur le campus de l’Université catho­lique, le Vintage Festival a tenu toutes ses promesses, à la croisée de l’élégance des années folles et de la fièvre du samedi soir.

Imaginé par le Campus Créatif, l’événement du 28 mars dernier s’inscrit dans la tradition des grandes soirées étu­diantes lilloises, mais en propose une variante décalée. Plus de 700 étudiants ont participé à son orga­ni­sa­tion, que ce soit sur scène, en coulisses ou dans les dif­fé­rents espaces du festival, pour accueillir les visiteurs, venus en grand nombre, dans une ambiance intergénérationnelle.

Un campus devenu machine à remonter le temps

Le concept est simple : faire voyager le public des années 1920 aux années 1990 pour lui donner peut-​être l’impression, au fil du parcours, de ren­con­trer une version passée de lui-même.

Samedi dernier, le « Poudlard lillois » a troqué ses amphi­théâtres et ses couloirs habituels contre un décor spec­ta­cu­laire. Pendant plusieurs heures, le campus Vauban s’est trans­formé en véritable fresque vivante où chaque espace incarne une époque. De l’Atrium devenu piste de roller disco à l’Aula Maxima réin­ven­tée en club rétro, en passant par une chapelle illuminée à la bougie pour des concerts inti­mistes, tout a été pensé pour plonger les visiteurs dans une ambiance hors du temps.

À la manière de la célèbre cabine du Doctor Who, chaque recoin de l’école est optimisé pour permettre le voyage d’une décennie à la suivante.

Une pro­gram­ma­tion foisonnante

Le Vintage Festival ne s’est pas contenté de décors, bien que les véhicules sta­tion­nés aient rencontré un franc succès, mais il a également vibré au rythme d’une pro­gram­ma­tion riche et éclectique.

Concerts, danses et pièces de théâtre se sont enchaînés tout au long de la soirée. Des sosies sont venus rendre hommage aux grandes icônes de la chanson française comme Johnny Hallyday, Édith Piaf ou encore Dalida, tandis que les étudiants ont eux aussi brillé par leurs propres créations, à l’instar d’un court-​métrage tourné en seulement deux jours et projeté sur place, pop-​corn à la main.

Le public est devenu acteur du moment : ateliers de création sur vinyle, portraits réalisés en direct, défilés de mode ou encore espaces de rétro­ga­ming sont venus enrichir cette immersion.

Exposition de voitures anciennes à l’entrée de l’école © L.T.

Une expé­rience sensorielle

Au-​delà des per­for­mances artis­tiques, le festival a joué sur tous les sens.

Stands de res­tau­ra­tion et buvettes ont participé à recréer l’atmosphère d’un autre temps. Les visiteurs ont pu savourer un corn dog ou encore un bagel accom­pa­gné de l’im­man­quable bière et de quelques frites tout en flânant entre ces univers déroutants.

Le festival a également ouvert ses portes dès la fin d’après-midi avec des ani­ma­tions pensées pour les enfants et gratuites pour les moins de 12 ans : jeux anciens, ateliers et carrousel étaient de la partie.

Une vitrine du dynamisme étudiant

Avec le Vintage Festival, l’Université catho­lique de Lille affirme son rôle d’acteur culturel majeur dans la métropole.

La Nuit du campus signe un retour apprécié : « Bravo » « Ça change de ce que l’on a l’habitude de voir » « C’est du génie », pouvons-​nous entendre à la sortie. Si vous avez déjà vu les comédies musicales portées à bout de bras par les étudiants et affichant sys­té­ma­ti­que­ment complet, vous savez que ça ne plaisante pas !

En réunis­sant familles et curieux autour d’un projet commun, ce festival crée du lien et célèbre la mémoire col­lec­tive à travers la fête.

Mais il rappelle surtout une chose : le passé n’a jamais été aussi vivant.

Panneau de défi­ni­tions du vintage complété par les visiteurs © L.T.

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